Archive for the 'Tsunami' Category

Quelques instants avant un séisme sous-marin…

Bonne nouvelle, la science progresse. Plusieurs instituts internationaux dont l’Ifremer, le Cnrs et l’Ifsttar (1), proposent, pour la première fois, un modèle physique permettant d’expliquer la phase préparatoire d’un séisme en milieu océanique. Ces travaux reposent sur des mesures quantitatives permettant d’établir un lien entre les précurseurs observés et le choc majeur d’un séisme.
• Comment ça se passe ? Très sommairement : sous l’effet de forces tectoniques, deux phénomènes antagonistes sont usuellement en jeu au voisinage des failles coulissantes. Le premier est l’augmentation des forces de cisaillement tendant à fracturer les roches et à affaiblir la résistance de la zone de coulissage. Le second est la baisse de pression du fluide contenu dans le massif rocheux, résultant de l’accroissement du volume de vide entre les roches. Ces fluides peuvent dépasser le point de rupture et atteindre un seuil dit super critique capable de déclencher un séisme. Mais, au préalable, durant une courte période, ils génèrent des alertes prémonitoires (mouvement des sols, signaux sismiques, électriques thermiques, comportement des gaz, voire comportement animal…). Autant de signaux précurseurs qui pourraient à terme, contribuer à la prévision sismique. N’oublions pas que nombre de tsunamis sont déclenchés par des tremblements de terre ; gagner du temps avant qu’ils n’atteignent la côte permettrait d’en limiter les effets.
(1) Ifremer : Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer – Cnrs : Centre National de la Recherche Scientifique – Ifsttar : Institut français des Sciences et Technologies des Transports et Aménagement des Réseaux

Les Japonais assassinent le Pacifique !

Mercredi 7 août – L’info est tombée en mi-journée. Devant l’incurie de Tepco, gestionnaire des ruines de Fukushima, le gouvernement japonais annonce qu’il va s’impliquer davantage dans la catastrophe qui se poursuit. Ainsi, reconnaît-il qu’actuellement 300 tonnes d’eau contaminée se déversent, chaque jour, dans la mer arguant innocemment qu’il n’y a pas d’autre choix !
C’est proprement scandaleux, alors que des vidéos rassurantes circulent sur le Net et que Tepco balaye d’un revers de main les critiques sur les récentes émissions de vapeurs et écoulements constatés depuis plusieurs jours.
M. D.

Fukushima : le viol de l’océan se poursuit…

Il se passe des choses très bizarres à Fukushima. Contrairement à ce qu’affirme Tepco, la catastrophe invisible se poursuit. Après les sautes de radioactivité icompréhensibles (notre billet de 11 juillet), après l’impossible maîtrise des eaux contaminées, voilà que des experts annoncent la découverte d’un poisson (un bar) dont le taux de radioactivité est exceptionnellement élevé. Il ne s’est pas contaminé tout seul… Sa capture montre que des eaux ultra-polluées se déversent (directement ou indirectement) dans la mer et contaminent la vie animale. Le poisson a été pêché le 4 juillet, à une dizaine de km de la centrale ; sa radioactivité aurait été mesurée à plus de 1 000 becquerels par kg, alors que la limite pour les aliments est fixée à 100 becquerels !
Outre que ceci est  grandement  inquiétant, il est proprement scandaleux que Tepco, l’opérateur de la centrale, prétende que la situation s’améliore, alors que visiblement, il n’en est rien…

Fukushima vomit toujours dans la mer

Les experts français qui suivent l’évolution de la centrale de Fukushima sont inquiets. Ce matin, l’un d’eux (membre de la CRIIAD) (1) déclarait à la radio que Tepco, l’exploitant de la centrale, ne maîtrise absolument pas l’évolution de la catastrophe. Le taux de radioactivité joue au yoyo et atteint des niveaux inquiétants. Surtout, on ignore tout des cicuits souterrains des eaux contaminées, qui accusent des hausses phénoménales. Selon Le Monde, les prélèvements effectués le 8 juillet, l’eau souterraine, en un point situé à environ 25 mètres de la mer, contenait 9 000 becquerels de césium 134 /litre et 18 000 becquerels de césium 137, contre respectivement 99 becquerels/litre et 210 becquerels/litre trois jours auparavant !
• Question bête : mais où finissent donc les eaux souterraines ? Vous avez gagné : à la mer !
(1) CRIIAD : Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité 

Triste fin pour le bateau fantôme

Il y a 10 jours,  nous annoncions la découverte d’un bateau de pêche japonais ayant dérivé à travers le Pacifique depuis la catastrophe de Fukushima. Celui-ci, repéré au large du Canada a encore dérivé vers les côtes américaines où les garde-côtes US l’ont retrouvé au sud-ouest de l’Alaska. Considérant qu’il représentait un danger pour la navigation, ce qui est vrai, ils l’ont coulé  hier après-midi (heure locale).
Au canon…
Le chalutier japonais (d’une cinquantaine de mètres et peut-être radioactif) gît désormais par 1 850 m de fond.
Milady

Le vaisseau fantôme de Fukushima

On se souvient tous du catastrophique raz de marée qui a dévasté le Japon en mars 2011. Fukushima est en ruine et le désastre nucléaire ne fait que commencer. Les courants portent les eaux contaminées dans tout le Pacifique nord mais aussi les déchets.
Relayant CNN, Jack 35 nous informe qu’un bateau de Fukushima, porté disparu après le tsunami, vient de réapparaître au large de la province canadienne de Colombie Britannique. Le navire, assez mal en point, aurait dérivé pendant un an sur quelque 8000 kilomètres, soit une vingtaine de kilomètres  par jour.
Nous n’en savons pas plus, mais cela conforte l’idée que les conséquences de la catastrophe nucléaire, vont atteindre incessamment le continent américain.
Et dire que des faussaires cherchent à nous faire croire que Fukushima est (seulement) une catastrophe naturelle !
Aramis

Le Pacifique en 180 jours

Juste une info, comme ça, à la va-vite. Beau cadeau de nouvel an. Les premiers déchets de la catastrophe de Fukushima viennent d’arriver aux Etats-Unis. Ils ont fait bon voyage, couvrant 7 000 km en 180 jours ; jolie performance. Ils ont atteint la côte du petit Etat de Washington. Comme ils ne voyagent pas tous à la même vitesse, on prévoit que les 20 millions de tonnes attendues continueront à s’échouer pendant 3 ans. Il n’est pas dit si ce sont les Japonais qui vont nettoyer les plages…
Précision : ces premiers arrivés ne seraient pas radioactifs.

Fukushima, l’autre pollution fait route vers l’Est

Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima nous fait les petites marionnettes. Il annonçait récemment ne pas « écarter la possibilité d’une réaction de fission nucléaire localisée« , (Le Monde daté du 3 novembre). Le lendemain, le même Tepco déclarait que ce n’était pas ça du tout. Tout allait bien à part des bricoles très ponctuelles. Rassurant. Sauf que Tepco s’est totalement décrédibilisé durant la catastrophe nucléaire associée au raz-de-marée. A vous de voir…
•  Pendant ce temps-là, 5 à 20 millions de tonnes de débris flottants  continuent leur voyage à travers le Pacifique. Une partie  devrait atteindre la célèbre Ile de Midway en 2012, puis les autres îles de l’archipel dont Hawaï et Honolulu. L’autre partie continuerait vers la côte Nord-Ouest du continent  américain où elle débarquera un jour. (Voir Escales du  9 juin).
• Deux associations américaines de lutte contre la pollution marine ont récemment proposé aux « aventuriers écologistes » de s’embarquer à la poursuite des déchets emportés par le courant. Dès le 1ᵉʳ mai 2012, le Sea Dragon, un yacht de 22 mètres, devrait naviguer pendant deux mois dans le Pacifique-Nord à la poursuite du tapis de décombres.
(A suivre)
PS – Le code-couleur des schémas n’est pas très clair ; il est pourtant éloquent : la masse des débris avance inexorablement vers les Etats-Unis. 
Porthos

Une pollution peut en cacher une autre

Suite au billet « le grand voyage des déchets de Fukushima » mon ami Henri (40 ans d’amitié !) m’envoie ce commentaire :
La conclusion n’est pas tout à fait pertinente,  car cette méga pollution ne provient pas que du nucléaire, encore que cette dernière soit probablement la plus dangereuse. Il ne faut pas oublier qu’à  la base il s’agit d’une catastrophe naturelle , séisme et tsunami. Ainsi les déchets en tous genres  (conteneurs, billes de bois, autos, plastiques, etc.) énumérés  dans le texte proviennent bien directement de ce phénomène. Le nucléaire vient en plus, hélas.
Je me permets de lui répondre que, bien sûr, il a raison, mais la conclusion fait tout de même le distinguo entre les deux catastrophes. Car les déchets non radioactifs, issus du tsunami, vont, par leur seule présence, polluer des espaces marins considérables et constituer un danger pour la navigation. Indépendamment de la pollution nucléaire, bien entendu.
Merci d’avoir réagi, Henri.
Athos

C’est la mer qu’on assassine !

Une fois de plus je suis en rogne. Et grave. Au jour d’aujourd’hui, Fukushima, c’est fini, on en parle au passé. C’était une catastrophe naturelle, aggravée par l’incompétence des Japonais. Point. Suivez mon regard : naturelle ? Ah, bon… Risible, hélas !
• Pendant ce temps-là, les eaux contaminées continuent d’être rejetées dans la mer. Massivement. Ce qu’il en adviendra, personne ne le sait. L’homme est confronté pour la première fois de son histoire à une situation dont il ne peut pas estimer les conséquences. Même à la louche.
C’est tragique. Personne ne saura jamais mesurer les dégâts diffus et invisibles, les cancers des liquidateurs, ceux à venir des habitants, les malformations de nouveaux-nés, les leucémies, les maladies inconnues… Personne n’est en mesure de fixer la moindre limite à l’étendue d’un fléau nucléaire qu’on ne sait pas maîtriser.
• Il est humainement honteux de garder le silence ou de faire croire que tout est sous contrôle. C’est faux ! Fukushima vient tout juste de commencer ! Tepco avoue qu’il faudra de 6 à 9 mois pour que les rejets, non pas s’arrêtent, mais atteignent un niveau « acceptable » (1). Acceptable par qui ? Entre temps la radioactivité aura gagné l’océan, les courants  vont la porter au large, les espèces vivantes seront (sont déjà ?) atteintes, parfois loin du Japon, et les hommes qui les consomment le seront également. Il ne faut pas se cacher cette vérité élémentaire. Que vont devenir les espèces déjà menacées, le plancton, les coraux, les algues, les poissons et les coquillages ? Et au bout du compte, que vont devenir les hommes (vous et moi) qui consommeront les produits de la mer ? La dilution n’a jamais été synonyme de disparition, que je sache.
L’omerta du lobby nucléaire est un crime : c’est la mer qu’on assassine !
Aramis
(1) Selon « Sciences et Avenir » voici durée de vie de quelques radioéléments qui pourraient être rejetés : Krypton 85 : 10 ans ; Strontium 90 : 28 ans  ; Césium 137 : 30 ans ; Plutonium : de 13 ans à 24 000…
• Image – Idyllique, certes, mais sans danger ? (cliché Escales Maritimes).


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