Archive for the 'Sécurité' Category

Un pilote de vedette fluviale condamné

Une info à rapprocher de notre billet du 5 juin dernier sur les bateaux de promenade à Paris. Le site du Marin, nous apprend qu’un pilote de la Compagnie des Bateaux Mouches vient d’être reconnu responsable d’un accident de vedette survenu sur la Seine en 2008, et ayant occasionné la mort de deux passagers dont un enfant de six ans. Il faut savoir que l’intéressé naviguait à une vitesse excessive, n’avait pas respecté les distances de sécurité et conduisait sous l’emprise du cannabis (!).
Le tribunal correctionnel de Paris a infligé au pilote trois ans de prison avec sursis, ainsi que l’annulation de son permis de naviguer pendant trois ans. En outre, il l’a condamné, (solidairement avec les Bateaux Mouches), à 790 000 € de dommages et intérêts à verser aux familles. Et, à titre personnel, à une amende de 2 000 € .

Les paquebots épinglés par les gardes-côtes U S

On connaît notre position sur les paquebots de croisière (gigantisme, personnel mal formé, déficiences de sécurité, d’information, d’évacuation, etc.). Cette fois, c’est un repport des gardes-côtes américains, paru fin avril, et relayé par le site Le Marin, qui met le doigt là où ça fait mal.
Sur 270 inspections menées à bord sur les paquebots en escale dans les ports américains en 2014, on voit que sur 147 navires de croisière étrangers, les gardes-côtes ont constaté 329 cas de déficiences de tous ordres. Avec deux points faibles : l’incendie et le sauvetage.
L’incendie – Problèmes sur les installations qui représentent 22 % des déficiences : portes coupe-feu endommagées ou inopérantes (9 %), stockage de matériaux inflammables dans des locaux inappropriés, détecteurs de fumée défectueux, problèmes sur le circuit incendie (pompes incendie, sprinkler et vannes de sectionnement du circuit CO2).
Le sauvetage – Le sauvetage en général et l’évacuation en particulier représente pour sa part 16 % des déficiences. L’encombrement des issues de secours et leur fléchage ainsi que des dysfonctionnements sur les embarcations et les radeaux sont particulièrement soulignés, (sans autres précisions).
Mais ça, vous ne le trouverez jamais dans les brochures promotionnelles…

« Libres ébats » des bateaux de Seine à Paris

Notre papier sur les bateaux de promenade à Paris (du 5 juin) a suscité pas mal de réactions. Parmi celles-ci certaines rappellent qu’il existe une réglementation précise imposée aux « armateurs » qui exploitent le filon. Je n’en doute pas puisque notre manie franchouillarde est de tout cadrer d’obligations. Ce qui me paraît plus préoccupant est la manière dont cette bonne intention (assurer la sécurité)est appliquée concrètement. Il n’est jamais indiqué clairement à chaque passager où se trouvent les engins de sauvetage, les brassières de survie ; et la conduite à tenir en cas de coup dur. D’ailleurs, le pourraient-ils ? Un exemple parmi d’autres : beaucoup de ces croisières sont, soit des déjeuners d’affaires, soit des dîners mondains, soit encore des réceptions de prestige ; on imagine mal ces messieurs en costard-cravate passer à table avec leur brassière autour du cou… Jolie rigolade en perspective. Quant aux touristes étrangers aucun n’est réellement  informé de ce qu’il pourrait ou devrait faire en cas de soucis.
J’ai fait plusieurs fois l’expérience du passager moyen embarquant sur ces « choses flottantes ». Jamais, au grand jamais, il ne me fut indiqué clairement quoi que ce soit à ce sujet.
Alors, réglementée sur le papier ? Possible, mais appliquée ? J’ai assisté, sur le Bassin de la Villette au demi-tour laborieux d’un de ces bateaux ; il faisait grand vent et le bateau (chargé d’écoliers) n’arrivait point à virer ; il s’y est repris à trois fois pour y parvenir. Mais, pendant ce temps-là, il dérivait à bonne allure vers une pile du pont de la rue de Crimée (j’ai oublié son vrai nom). Je n’étais pas tranquille…
Voilà tout ce que j’ai à dire sur le sujet, pour le moment…
Cyrano

La Seine est-elle encore un long fleuve tranquille ?

DSCN4145Voici le type de bateau de promenade qui circulent actuellement à Paris. Ce sont des «bateaux à passagers», chargés, et sans doute surchargés, au maximum. Une demi-douzaine de compagnies se partagent ce marché très juteux.
Une telle saturation appelle plusieurs questions.
• Quelles sont les règles de sécurité qui leur sont applicables ? Leur capacité d’embarquement est-elle contrôlée, par qui, comment ? Sous quelles conditions ? Quels sont les équipements de sécurité individuels, les règles d’évacuation, etc.
Parce que, même si la Seine est un long fleuve tranquille, ces bateaux peuvent tomber en avarie moteur et dériver n’importe où, heurter une pile de pont, aborder une péniche (1), etc. Il ne faut pas beaucoup d’eau et pas beaucoup de temps pour générer une panique incontrôlable, même en eaux intérieures… (2)
• Quelqu’un, parmi vous, pourrait-il éclairer notre lanterne sur le sujet Merci.
(1) Trains de chalands, péniches, barges et pousseurs circulent dans les deux sens.
(2) Rappelons que le récent naufrage du navire de croisières fluviales chinois Etoile de l’Orient (76 m de long)  aurait fait 414 morts.

C’est à qui pissera le plus loin…

Et la folie continue… Maersk Line aurait signé avec Daewoo (DSME) un contrat portant sur 11 porte-conteneurs (vous avez bien lu : 11 !) de Triple E de deuxième génération. Longues de 400 m, large de 58,6 m et 16,50 m de tirant d’eau, les «choses» auraient une capacité unitaire de 19 630 boîtes (EVP).
Allez, encore un petit effort, on approche des 20 000 ; quel champion va passer la barre ?
Cet ultra gigantisme pose plusieurs problèmes pratiques dont celui de la sécurité évidemment. Par exemple, en cas d’accident grave, comment récupérer des milliers et des milliers de conteneurs flottant en surface ou coulés par grands fonds ? Sans parler des dégâts environnementaux proprement non mesurables…
Décidément, l’escalade continue ! Au fait, pourquoi ?

Le cauchemar d’un catamaran en plein Atlantique

Nous ne sommes pas des lecteurs assidus de Paris-Match tant s’en faut… C’est pourquoi un ami d’Escales, André Cordier, attire notre attention (et la vôtre) sur un article publié récemment par l’hebdomadaire bien connu.
Il s’agit de la relation du naufrage en plein Atlantique d’un catamaran durant lequel quatre personnes (un couple et deux enfants) ont vécu des heures très difficiles (à la vérité terrifiantes).
• Comme le papier est assez long, il ne nous est pas possible d’en reproduire des extraits ; en revanche, vous le trouverez dans son entier sur
http://www.parismatch.com/Actu/International/L-odyssee-tragique-d-une-famille-rochelaise-764324

L’affaire du Bugaled Breizh n’existe plus…

Après 11 ans de combat, de rebondissements, d’espoirs, et d’espérance, les familles et la population tout entière devait apprendre aujourd’hui que la Cour d’appel de Rennes confirmait le non-lieu de mai 2014, ainsi que le demandait l’avocat général. L’affaire du « Bugaled Breizh » n’existe plus… Chagrin, rage, consternation. Dans un climat chauffé à blanc la Cour faisait savoir qu’il fallait avoir le courage de dire « on ne saura jamais » quand toutes les pièces accessibles d’un dossier ont été examinées avec soin. C’est à peu près ce qui a été dit, aujourd’hui à Rennes, à la consternation de ceux qui croyaient (qui croient encore) à la thèse du sous-marin pris dans les filets et entraînant le chalutier dans la catastrophe. Il y avait des manœuvres navales internationales ce jour-là.
Tout laisse croire que cette décision, que nous ne commenterons pas, laissera un arrière goût amer, voire insupportable, parmi la communauté maritime, et même dans la conscience de chacun de nos concitoyens.
La vie de cinq marins et 11 ans de combat pour en arriver là…
Aramis

Notre position sur le drame des migrants

Depuis longtemps, nous nous interrogeons sur les drames maritimes qui se succèdent régulièrement en Méditerranée.
Le sujet est délicat et grave. Il touche à des aspects politiques, diplomatiques, géostratégiques, militaires, sur lesquels nous ne voulons pas nous aventurer. Ce n’est pas notre truc… Pourtant, comme tout le monde, nous sommes horrifiés par la monstruosité du cataclysme humanitaire dont « quelqu’un » tire un profit diabolique.
Jusqu’à présent, nous avons fait l’impasse.
• Par contre, les drames ont bien lieu sur mer, impliquent des navires, des marins, des missions, etc. toutes choses qui se déroulent sur notre domaine : la mer…
Que faire ? Sans répéter ce que disent les grands médias à longueur de journées.
Choix difficile…
• Plus d’une fois, nous avons noté que les communiqués qui circulent relèvent d’une réelle incompétence. Un exemple ? Dans une info récente, la presse cite un bateau de pêche de 20 à 30 m de long qui aurait transporté 800 à 1 000 personnes à partir de la Libye et à destination de l’Union Européenne ; c’est absurde. Ou bien le bateau mesurait 20 à 30 m de long et transportait quelques dizaines de personnes, ou bien il était 4 fois plus long et il en transportait quelques centaines (1).
• Ce constat nous a guidés pour adopter une position médiane : nous nous concentrerons sur les réalités purement maritimes, avec, à l’occasion, un coup de gueule contre les illuminés de la foi, les assoiffés de pouvoir, les destructeurs de la personne humaine.
Position difficile à tenir, mais que nous, humanistes pacifistes, ne pouvons contourner à la légère. Essayons toujours, nous verrons bien…
Aramis, Athos, Porthos
(1) Source : Robin des Bois.

« L’Abeille Bourbon » : plus de 100 opérations en 10 ans !

passage remorque DSCN1980Il y a quelques jours, l’Abeille Bourbon, Remorqueur d’Intervention, Assistance et Sauvetage a fêté ses dix ans de bons et loyaux services. Sa silhouette, bien connue des brestois, est emblématique du Quai Malbert d’où il est toujours prêt à bondir en cas de coup dur. Depuis une decennie le bâtiment a effectué plus de 100 opérations, dont 48 remorquages, 55 escortes de navires en difficulté et 6 opérations jugées « à risques »…
L’un des deux pachas de l’Abeille, notre ami Thierry Choquet, rappelle que son bateau est un composant essentiel de la sécurité en mer parfaitement adapté à sa mission.
« Nous sommes toujours être prêts à partir. Les douze marins d’astreinte doivent, en effet, être opérationnels en vingt minutes, 24 h / 24, et les moteurs sont maintenus en préchauffe permanent. Evidemment, Il y a plus d’attente que d’opérations mais justement, c’est aux instants critiques que nous devons être là ».
Jussac
• Image – Le passage délicat de la remorque ; par beau temps, ça va… Par creux de 5 m et plus, c’est une autre histoire ! (Photo Escales Maritimes)

Grandes marées : ne jouez pas au plus bête !

Ste Anne Palud DSCN3459Ce samedi 21 mars (grande marée : 119), il n’y aura pas que des habitués du littoral sur les plages. Il est probable que nombre de touristes, non avertis des dangers, se risqueront à la moisson de coquillages. Or, les risques existent et le préfet maritime de la Manche et Mer du Nord rappelle quelques mesures de bon sens, applicables partout, que chacun doit savoir :
Il est fortement recommandé de :
• Consulter la météo, les coefficients, les horaires de marée avant toute sortie sur le littoral ;
• Ne pas sortir seul et informer ses proches sur ses intentions (heure de départ et si possible de retour) ;
• Ne pas laisser les enfants sans surveillance ;
• Ne pas partir sans un moyen de communication pour alerter les secours (18 : sapeurs pompiers, 112 : numéro d’urgence européen et 196 : CROSS) ;
• Rester à proximité d’un point de repli et conserver un point de repère visuel sur le littoral (la marée peut considérablement modifier la perception de la côte).
Vous pouvez aussi faire le malin et négliger ces précautions ; mais sachez-le : vous jouez avec votre vie. Bonne balade…


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