Un lecteur d’Escales, historien des phares, est à la recherche d’infos ou photos sur le phare de Cap Lopez dans la province de l’Ogooué Maritime au Gabon. Le phare est métallique, il a été présenté dans Escales le 26 novembre 2010 sous le titre « Le phare à éclats noirs ».
Si l’un d’entre nous pouvait éclairer sa lanterne, notre lecteur apprécierait.
Son adresse : francis.dreyer@neuf.fr
Merci pour lui
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Jeudi 18 septembre 2014, 9 heures – Après le triomphal départ de l’Hermione, dont la presse a largement parlé, voilà que le superbe navire se trouve bloqué par une panne de moteur. C’est ce que nous apprend aujourd’hui le site Mer et Marine (nouvelle formule) qui donne pour seule précision qu’un dysfonctionnement a été constaté sur l’un des deux moteurs. Moralité, la frégate ne peut prendre le large tant que l’expert, chargé d’évaluer les causes et dégâts, ne sera pas monté à bord…
Incident sans conséquence, nous le souhaitons, mais incident peu banal ; un voilier en avarie moteur, c’est peu fréquent…
L’avis du CSNPSN (1) publié par Escales le 4 septembre donne à réfléchir. Il est clair, en effet que le Conseil n’est guère enthousiaste sur le contrôle technique des bateaux de plaisance. Raisons principales : 1/ les risques viennent surtout du comportement de certains plaisanciers. Un contrôle technique ne servirait pas à grand chose. 2/ S’il devait y avoir une réglementation, elle devrait être européenne et pas seulement hexagonale. Bon, le Conseil est dans son rôle.
• Le contrôle technique soulève pourtant un autre problème, et pas des moindres. Que vont en conclure les crânes d’œuf de l’Administration ? Simple : ce ne sont pas les moteurs qu’il faut contrôler mais les plaisanciers eux-mêmes. Et de ressortir le fameux serpent de mer du permis voile qui somnole dans un classeur. C’est redoutable. Surtout si ça fait tomber quelques sous dans l’escarcelle de l’Etat. Nous répétons donc – avec d’autres – que le voilier n’est pas une bagnole et qu’un permis voile serait irréaliste, inapplicable, trompeur et coûteux.
• Irréaliste – Comment estimer en situation la compétence d’un candidat skipper, par toutes les conditons de mer ? C’est proprement impossible.
• Inapplicable – Qui prodiguerait la formation, recruterait les moniteurs, les inspecteurs, qui formerait les formateurs, en combien de temps et avec quelle qualification d’origine ?
• Trompeur – Comment empêcher un nouveau détenteur de permis de se croire, de bonne foi, assez armé pour affronter le temps, le vent, les vagues et surtout l’imprévu ? Alors que tout est affaire d’expérience.
• Coûteux – Qui rétribuerait la cascade des intervenants, depuis les services officiels jusqu’aux officines de formation. Et qui paierait en fin de compte l’obtention du fameux papier ? Pas la peine de répondre, vous le savez déjà… C’est assez pour dégoûter les plaisanciers actuels (qui devraient passer le permis après des décennies de pratique ?) comme ceux qui songent à tirer leurs premiers bords. La plaisance n’a vraiment pas besoin de ça. Le permis voile est l’usine à gaz qu’il ne faut pas construire. Restons vigilants.
Cyrano
• Image – En son temps, Moitessier aurait dû arborer un « A » de jeune diplômé sur la coque de « Joshua ». Glurps !
(1) CSNPSN : Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance et Sports Nautiques.
Frères en plaisance, vous le savez, l’irréaliste contrôle technique des navires de plaisance est toujours dans l’air du temps ; notre ami Francis Bergerac nous avait déjà alertés le 27 août dernier. Aujourd’hui, Escales verse au dossier l’extrait d’avis émis par le CSNPSN (1), adressé au sous-préfet d’Arcachon qui envisageait en 2009 d’instaurer un tel contrôle dans le Bassin. Le ton est plutôt retenu mais le contenu nous semble sans équivoque. Voici.
• Instauration d’un contrôle technique des navires à l’échelon national – La mise en place d’un contrôle technique par homotypie avec ce qui existe pour les véhicules terrestres à moteur, peut a priori apparaître comme une solution au problème posé. Il serait impératif, si le principe devait être retenu, qu’une réglementation de ce type soit mise en place à l’échelon européen, sous peine d’assister à nouveau à une hémorragie importante de plaisanciers vers les pavillons voisins (Belgique…). L’argument principal qui militerait pour l’instauration d’une telle mesure, réside dans une amélioration attendue de la sécurité des plaisanciers et, accessoirement, dans une diminution des impacts environnementaux sur les milieux marins.
• Pour ce qui concerne l’amélioration attendue de la sécurité des plaisanciers, les analyses effectuées sur les rapports d’interventions des CROSS (2) durant ces dernières années, ont révélé que l’origine des pannes ou avaries des bateaux de plaisance ayant eu recours aux CROSS, consistait majoritairement en un défaut de comportement de l’équipage secouru. Le fait qu’il y ait autant de bateaux de plaisance récents que de navires anciens dans les statistiques des opérations CROSS, confirme ce problème comportemental. Lire la suite ‘Contrôle technique : les réserves du CSNPSN’
C’est connu : qui peut le plus, peut le moins…
Published 3 septembre 2014 Non classé Leave a Comment
Un fidèle d’Escales, Yvon Perchoc, nous livre ce petit clin d’œil, suite au billet de Claude Briot sur les dock-mère et dock-fille. Amusant et insolite.
Le sujet « dock-mère dock-fille » m’a remémoré une anecdote concernant les docks de radoub de Brest, en dur ceux-là.
C’était en décembre 1997. Morosité dans les chantiers navals brestois. Les trois formes de radoub, la petite, la moyenne et la grande, sont vides. Pas de navire en vue.
On en profite pour caréner le bateau-porte de la forme moyenne dans la petite forme.
Le 12 décembre, le caboteur anglais Antonia B, qui contourne la Bretagne, signale une avarie de propulsion et rallie Brest. Le diagnostic tombe : le navire doit passer en cale sèche.
Mais voilà, seule la grande cale de radoub est donc disponible. Un géant de béton de 420 m de long par 80 m de large… pour un navire de 50 m x 9,4.
Qu’à cela ne tienne, ce bassin qui avait, par le passé, reçu des pétroliers de 500 000 tonnes accueillera le petit cargo de 650 Tx. Il aurait pu (en théorie) en recevoir une soixantaine simultanément !
Il paraissait bien minuscule dans le bassin cet Antonia B, et je me demande si finalement, la difficulté la plus importante n’a pas été de trouver une coupée suffisamment longue pour l’atteindre.
• Image – Non ce n’est pas une erreur de perspective ; simplement le Petit Poucet se prélasse dans la baignoire de Gargantua.
Notre ami Jean-Noël Duchemin, plasticien reconnu, est aussi amateur d’art populaire maritime. Il a récemment acquis cette germaine dont il ne sait que peu de chose. Le navire pourrait être un cuirassé de la fin du XIXᵉ (1), mais la question est : où se trouve-t-il ? Le port représenté en arrière-plan est assez précis pour faire penser à un port réel, interprété par l’auteur. Certains détails laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un port d’Asie Mineure (Dardanelles par exemple, pense Athos) mais…
En fait, on est secs.
Si un (ou plusieurs) lecteurs d’Escales pouvaient nous donner quelques précisions, cela éclairerait la lanterne de notre ami… et la nôtre par la même occasion.
(1) Coque en bois, canons en os ; format 30 x 40 cm, profondeur 8 cm.
Souvenir voiturier et maritime d’outre-Atlantique
Published 2 septembre 2014 Non classé Leave a Comment
• Carte postale du Québec – Sur notre Mer à nous, tout comme les pilotes appellent leur famille en « poussant un cri » – ou en « lâââchant » ce cri, comme le précise Pierre Morin -, une chose en appelle une autre. À l’évocation de tous ces transports de « chaaars » sur le Saint-Laurent, Dauphines, 4CV, Coccinelles et Peugeot 404 confondues, je n’ai pu qu’accueillir avec plaisir ce souvenir enfantin d’un bateau tout à fait singulier qui remontait le Saint-Laurent au moins une fois par été. Nous le voyions passer au large de Charlevoix (55 milles en bas de Québec), pas véritablement beau mais tellement différent, gris et blanc, lettré haut sur le flanc Volskswagen, en noir. Enfants imaginatifs, nous assurions qu’il s’agissait d’un bateau usine où travailleurs à la chaîne assemblaient jour et nuit en cours de traversée ces voitures un peu exotiques, européennes (!) qui seraient bientôt débarquées à Québec, ou Montréal ou qui sait où. Ça n’importait que peu.
En réalité, les Dyvi Oceanic ou Atlantic importaient beaucoup… de ces Volkswagen au Québec, mais toutes assemblées déjà. Elles étaient même embarquées sur leur propre pouvoir, sagement rangées dans les entrailles de ces ro-ro de 175 mètres construits en 1968 à Oslo et affrétés par le constructeur allemand. Il s’agissait à l’époque de gros navires pour le Saint-Laurent. Ou alors étions-nous tout petits sur notre plage, loin du bateau, loin d’Europe ? Mais ici s’arrête la recherche historique, de crainte d’effacer la photo-souvenir pâlie qui flotte et passe en mémoire…
Alain Boucher, le rédacteur
• Images de source inconnue, issues d’un journal d’automobile des années 1970, trouvées sur un site d’amateurs de Volkswagen.
Dock-mère et dock-filles, telles des poupées russes
Published 1 septembre 2014 Non classé 3 Comments
Comment mettre à sec entièrement pour caréner ou effectuer des réparations aux œuvres vives (*) de leur coque, un, deux ou même trois petits bateaux dans un grand dock flottant pour gros navires ? Ça a l’air compliqué, ça ne l’est pas. Prenez ce dernier, immergez-le en remplissant ses ballasts puis faîtes entrer dedans le ou les petits pontons flottants appelés alors dock-filles. Faites remonter le dock-mère en pompant les ballasts jusqu’à ce que le ou les pontons s’échouent sur ses tins (*). Amarrez-les ensemble puis, immergez à nouveau le tout cette fois pour que le ou les petits bateaux puissent se positionner sur le ou les docks-filles. Les accorer (*), revidez les ballasts du dock-mère pour le remonter jusqu’à ce que son radier (*) et les carènes des petits bateaux soient complètement émergés.
• Les Allemands utilisaient ce système pendant la Première Guerre mondiale pour caréner leurs sous-marins. Après le conflit, et en dommage de guerre, l’Angleterre reçut notamment le dock n°23 présenté en illustration de ce billet. Le Port du Havre reçut pour sa part, en 1922, un dock-mère flottant de 120 mètres de long ainsi que 3 pontons annexes ou dock-filles. Un deuxième dock-mère de 16 500 tonnes et 190 mètres de long fut livré en 1930 toujours au titre des dommages de guerre. Coulé dans le bassin de Marée en 1944 au cours des bombardements alliés, il ne fut relevé qu’en 1956.
Claude Briot
(*) Voir Dico Mer si nécessaire.
• Image – Photo du dock-mère allemand n° 23 avec son dock-fille en position, béquillé et amarré au précédent par quatre amarres capelées à chaque coin supérieur. On aperçoit très bien la ligne de tins du dock-fille. Photo Gallica.bnf.fr
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L’association Mor Glaz s’invite ce samedi 30 août 2014 aux Universités d’Été du Parti Socialiste à La Rochelle. Elle souhaite rappeler certaines promesses faites dans le domaine de la sécurité maritime dans le Golfe de Gascogne… Mais aussi approcher d’autres sujets, tels l’AGISM (1), Autoroutes de la mer, dumping social dans les activité maritimes, etc.
L’association demande, notamment, qu’un remorqueur de haute mer » type supply » d’une puissance égale ou supérieure à 180 tonnes de traction soit mis en place afin d’assurer la sécurité maritime et du littoral dans le Golfe de Gascogne.
(1) Association pour la Gestion des Institutions Sociales Maritimes.
Bien entendu, le remaniement du gouvernement ne modifie en rien notre interrogation sur le contrôle technique des bateaux de plaisance. Escales ne change pas une virgule au billet de l’ami Bergerac du 24 août. Tout ce qui change c’est le destinataire en charge de la mer.
Il serait utile (urgent ?) que le nouveau secrétaire d’Etat fasse connaître sa position sur ce dossier préoccupant.
Tout se résume à une simple question : oui ou non, envisagez-vous de reprendre l’idée (à notre avis irréaliste) d’un contrôle technique officialisé des navire de plaisance ?
• Tout en regrettant l’absence d’un ministre de la Mer à part entière, Escales souhaite la bienvenue à Alain Vidalies qui, désormais, tient la barre des trois Marines non militaires : Commerce, Pêche et Plaisance.
Pour notre part, nous ne lâcherons pas le dossier…
M. D.







