Archive for the 'Navires / Construction navale' Category

Guerre et Paix ne sont pas dans le même bateau…

1970121-1Décidément les services de promotion de l’Hermione ne lésinent pas sur la communication. Les images et les ambiances du bord abondent ; tous les jours et même plusieurs fois par jour. On va bientôt suivre heure par heure les péripéties de l’aventure. Mais attention de ne pas trop en faire : trop d’infos tuent l’info c’est connu. Et la lassitude n’est pas loin…
Restent les images qui, elles, entretiennent les symboles. Témoin celle-ci montrant l’accueil de la Frégate très magnifique, par l’USS Mitscher au large de Norfolk. On voit tout de suite que la Guerre et la Paix ne voyagent pas sur le même navire…
• Crédit photo : US Navy.

Nouveau navire scientifique chinois

Selon nos informations, les Chinois vont incessamment mettre en service un nouveau navire d’expédition scientifique le Kexue. Long de 99,8 m, et 17,8 m au maître-bau, (4 700 tonnes), ce bâtiment devrait servir à des expériences en eaux profondes telles des études d’environnement extrême ou détection d’hydrocarbures. « Le navire se concentrera sur la recherche scientifique fondamentale et le développement de technologies liées à la mer, servant de laboratoire mobile en surface », a précisé Sun Song, chef de l’Institut d’océanologie de l’ASC. (Académie des Sciences).

L’Hermione bonne pour le service

Bonne nouvelle : l’Hermione vient de recevoir son « Certificat National de Franc Bord » délivré par le Bureau Veritas d’une part, et le « Certificat d’Aptitude à la Navigation » par la Direction des Affaires Maritimes. Ces décisions confirment les autorisations provisoires délivrées pour les premiers essais en mer de l’Hermione en septembre et octobre 2014.
La frégate-très-magifique est donc parfaitement en règle pour accomplir la traversée de l’Atlantique ainsi que le prévoit son programme.

Un nouveau robot sous-marin pour Ifremer

IfremerLe HROV Ariane (Hybrid Romotely Operated Vehicle) le dernier-né de la flotte sous-marine d’Ifremer complète la gamme de ses engins existants, le Nautile, Victor 5000…). Il est de conception différente. Téléopéré, il peut aussi être autonome jusqu’à 2 500m, (aucun lien physique ne le relie à son porteur), capable d’interventions rapides et, moins onéreux à l’usage. Il est destiné à des missions variées dont certaines très délicates comme les relevés en milieu à relief accidenté, falaises ou éboulis sous-marins.
Il met à disposition de la communauté scientifique un moyen d’intervention, d’inspection et de cartographie haute résolution, optimisé en coût d’exploitation par rapport aux solutions plus classiques. L’originalité de sa conception dite hybride, brevetée par l’Ifremer et développée au sein de son Centre Européen de Technologies Sous-Marines (CETSM), a retenu l’attention de partenaires industriels pour des usages hors du domaine scientifique.
L’engin va poursuivre ses essais en 2015 et devrait être opérationnel pour les campagnes scientifiques de 2016.
• Image – Le HROV Ariane durant ses essais ; pas très visible, mais la présence du plongeur donne l’échelle. (Photo Ifremer/Olivier Dugomay)

La « Poule » se refait une toilette

La Belle Poule, l’une des deux goélettes de la Marine nationale (1) est en cours de toilettage profond à Brest, dans l’ancienne base de sous-marins. Le magnifique bâtiment construit aux Chantiers navals de Fécamp en 1932 subit, en effet, une refonte totale. Tous ses constituants seront observés à la loupe, remis en état ou changé au cours d’une opération confiée aux sociétés brestoises qui participent aux travaux : les Chantiers du Guip et Navtis. En particulier, les 400 plaques de cuivre d’un millimètre qui recouvrent sa coque seront attentivement examinées (posées en 2000 elles ne devraient être changées en principe qu’en 2030).
Normalement, propre comme un sou neuf, le célèbre voilier (réplique de goélette paimpolaise : 37,50 m x 7,40) devrait être livré fin mai 2015.
(1) La seconde étant l’Etoile.

La croisière au fil de l’eau se développe

C’est un nouveau marché qui se dessine. Le premier long ship de croisière devrait entrer en service durant la prochaine saison. Il naviguera sur la Seine faisant découvrir les richesses du fleuve au fil de l’eau. Le Viking Rinda (c’est son nom) mesure 134,90 m (la législation autorisant 150 m) sur 11,45 de large ; 95 cabines dont 9 suites. Il a été construit aux Chantiers Neptun Werft de Rostock spécialiste de ce type de bateau. Il devrait partir de Rouen et remonter la Seine vers Paris. Escales avait déjà évoqué les possibilités de croisières en eau douce en soulignant que les demi-tours obligatoires seraient peut-être aléatoires. La question semble ne pas poser de problème car ces bateaux sont munis de propulseurs permettant la manœuvre.
• Un autre projet prévoit l’arrivée en avril de cette année du Loire Princesse plus petit (89 m sur 15 et 48 cabines) sur la Loire. Le bateau, annoncé comme 100 % français, est doté des derniers équipements de confort et mise sur un juste prix pour un haut niveau de prestations.
Il naviguera entre Nantes et Bouchemaine, propulsé par… des roue à aubes.

La civilisation maritime au bord du naufrage

Evoquant la construction du plus grand porte-conteneurs du monde l’écrivain maritime Hervé Hamon, donne sa vision des conséquences qui vont apparaître avec lui. Voici un extrait d’une récente publication dans Le Télégramme. C’est bien vu et tellement bien dit…
• Ces navires vieillissent vite, sont soumis à des torsions extrêmes, offrent un fardage (une prise au vent) énorme, ce qui veut dire qu’en cas de panne, mieux vaut que l’Abeille Bourbon ne soit pas loin. L’équipage est stressé, se bat contre la montre. Les haltes qui, autrefois, étaient l’occasion de pauses, sont plus harassantes qu’en mer, car chaque minute compte et l’on charge et l’on décharge en même temps. La logistique est reine et la logistique est rarement de tout repos. Mais ce gigantisme n’affecte pas seulement les professionnels. C’est tout l’univers, tout le dessin du rivage qui est concerné. Car ces bateaux exceptionnels ont besoin de quais exceptionnels, de grues exceptionnelles. Hier, le port était le centre, le ventre de la ville, son point de rencontre, son âme. Aujourd’hui, le port n’est plus qu’une zone industrielle déportée, bouclée, sécurisée, invisible et inaccessible. Les bassins anciens sont vides, ou meublés par quelques plaisanciers (dont je suis). Mais la vie, la vraie vie, est ailleurs, de plus en plus loin. Et ça, ça m’inquiète autant que le reste.
• Inutile de dire combien Escales partage ce point de vue, sur le fonds et dans sa forme.

Petites précisions sur les Sinagots

DSCF5198Un vieil ami d’Escales attire notre attention sur un point que nous aurions dû préciser si nous n’avions pas la manie d’écrire court… Voici.
Amis d’Escales, les images que vous montrez représentent deux types différents de Sinagos. Les deux premières montrent le « type ancien », très bas sur l’eau, hissant des voiles « en bannière », qui ne sortait pas du Golfe. Une chaloupe archaïque de conception. Le début du XXᵉ siècle voit l’apparition du « type récent », grosse coque plus défendue, aux voiles plus apiquées, à l’étambot plus incliné.
• Et, en prime, cette photo montrant l’élégance de ces carènes parfaitement adaptées à leur usage. Au premier plan un Sinagot « récent » Les trois frères, puis Joli vent (de l’association les Amis du Sinagot) et enfin Souvenir, réplique de type « ancien » construit à Douarnenez. (Photo collection Jiheldet).
P. S.-  Au fait, Sinagot (ot), ou Sinago (sans t) ?

Les sinagots du Golfe dans leur jus…

sinagot 4sinagot 3sinagot 2Sa majesté le SinagotEscales en a déjà parlé et nous ne sommes pas les seuls. La Revue Chasse-marée en donne les mensurations suivantes relevée sur Vainqueur des jaloux : longueur 10,36 m, largeur 3,20 m, tirant d’eau 1,07 m. C’est une chaloupe traditionnelle, typique des embarcations du Golfe du Morbihan. Creux, rustique et puissant, il peut s’échouer sur toutes les grèves du Golfe. Il grée deux voiles au tiers (misaine et taillevent) qui sont portées hautes, peu ou pas apiquées (vergues quasi horizontales) leur surface atteint 80 m². La coque est noire, (passée au black) et les voiles teintes au tanin. D’où sa silhouette farouche et élégante.
Le Sinagot doit son nom au village de Séné (sinagot = originaire de Séné) où on le construisait.
Armé en pêche (ligne, drague ou chalut) le Sinagot se cantonne en principe aux eaux du Golfe et du courau de Belle-Ile.
• Si nous y revenons une fois de plus c’est que le hasard nous a fait découvrir, par l’intermédiaire d’un ami, ces rudes images (parfois un peu floues) où les Sinagots sont encore dans leur jus. Rare. Profitez-en !
• Images -A gauche, Sinagots au mouillage ; on remarque les deux vergues placées en travers de la coque. Au centre, la belle allure du bateau, sous voile, par petit temps. A droite, Sinagot échoué montrant la robustesse de la coque et l’implantation très avancée de la misaine (Collection Jiheldet)

Le navire fou qui vient du bizarre

2014-03-09-project-vindskip-the-fuel-efficient-ship-figure-11On n’en croit pas ses yeux… Ce que vous voyez-là est un projet apparemment sérieux de transport de voitures, absolument révolutionnaire ! La chose utiliserait une formule associant une motorisation au GNL et une sorte de voilure très, très, spéciale. En effet, ses superstructures aérodynamiques permettraient de récupérer le vent apparent pour le transformer en propulsion auxiliaire grâce à l’effet d’aspiration qu’il crée dans le sens longitudinal. Tout navire qui navigue à 16 nœuds génère une aspiration correspondant à 45 % de sa vitesse affirme son concepteur norvégien Terje Lade. C’est cette énergie gratuite que récupérerait un foil géant de forme bien particulière. Le tout serait géré par un routage météo intégré, qui en développant des algorithmes, indiquerait en temps réel la route optimale.
• C’est à peu près tout ce que j’ai retenu du concept (ne m’en demandez pas plus SVP…).
• Ne haussons pas les épaules, les sociétés impliquées n’ont pas l’habitude de se mouiller dans des projets fantaisistes. La société de classification DNV GL a validé le concept après avoir réalisé des analyses et des tests de stabilité ; l’armement norvégien Wallenius Wilhelmsen vient d’entrer dans le projet et Rolls-Royce est au centre du dispositif.
• L’engin (est-ce bien un navire ?) existe déjà sur papier : longueur 199 m, largeur 49 m, capacité 6 500 voitures, il a même un nom : Vindskip, le « bateau du vent » en norvégien.
Mais tout de même, avouez qu’il a une drôle de gueule…
Jussac


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