Pour chérir la mer… encore faut-il la voir !

• Coup de gueule – Ceux qui ont connu la côte du Bas-Languedoc dans les années 60 se souviennent sans doute de l’immense plage de sable vierge qui s’étendait de l’Espiguette à Frontignan. 30 km de littoral, désert, libre accessible à tous où les campeurs prenaient soin de dresser leur tente à 300 m de la vôtre. Un paradis pour l’homme libre. C’était le temps où Sydney Béchet, Boris Vian, Claude Luther faisaient sautiller les jeunes gens dans les caveaux parisiens.
• Et puis un jour, ont surgi les pyramides de la Grande Motte, comme ça, brusquement, aussi moches qu’incongrues. Dès lors le rivage s’est mité de villas Sam Suffi et autres Abris côtiers (riez, c’est si drôle !) jusqu’à former un ruban continu sur la dune. Maintenant, c’est foutu, le Mur de la Méditerranée est achevé.
Or, un coup d’œil à la carte des zones submersibles, montre combien cette frange côtière est fragile. Tout est bâti sur du sable (il n’y a que ça), au raz de l’eau, ou récupéré sur des espaces lagunaires. Je ne donne pas cher de sa résistance si une fille de Xynthia passait par là, ce qui est toujours possible. Et comme je suis curieux, j’aimerais savoir qui a décidé de construire ici ; qui a promu les lotissements pieds dans l’eau, ici : qui a signé le permis de construire, ici ; qui l’a approuvé ici en préfecture, et finalement qui n’a pas respecté les lois de la République : ici ?
• Allez, je me calme, je suis sûr de recevoir la semaine prochaine une liasse de réponses à mes légitimes et citoyennes interrogations.
Quoi, je rêve ? Ah ! j’oubliais, c’est vrai qu’on est en France…
Aramis

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6 Responses to “Pour chérir la mer… encore faut-il la voir !”


  1. 1 eric17 26 mars 2015 à 19:56

    les liens ne marchent pas :-(

    sinon réponse générique : « mission d’aménagement machin » (président Philippe Lamour, pourtant pas un crétin..), et diverses sociétés d’économie mixte, SEME-truc.

    Moi je n’ai pas connu l’âge d’or : venant du Grand Nord (bien au nord de Lodève, c’est tout dire), je suis arrivé à Gruissan en 76 : il y avait un seul immeuble (le Tribord).
    50 000 « lits » quand j’en suis parti 10 ans plus tard, et près de 100 000 maintenant : je n’ose plus y retourner….

  2. 2 pierre 27 mars 2015 à 00:10

    Depuis mon enfance dans les années 60, j’ai suivi ce remplacement du sable par le béton.
    A Palavas, des villas, des immeubles ont été construits au bord de la plage. L’étang à été coupé par une route, puis les partie de l’étang coté mer ont été comblés, j’ai vu des vieux pneus et parmi les gravats, le marbre de la place la Comédie à Montpellier….
    Un détail, au milieu des années 60, le matin, avec palmes, masque, tuba, de la surface, à 3 ou 4 m de fond, je voyais les soles, à moitié enfouies dans le sable…. plus tard, dans les années 90, parfois, selon les courants je ne voyais pas le bout de mes palmes…
    Regardez sur une carte marine, par 28m de fond, à quelques milles au large de Palavas, il y a l’émissaire de la station d’épuration de Georges Frêche….
    Pas loin, vers l’est, Port Camargue, plus grand port de plaisance d’Europe.
    Vers l’ouest, après Sète, Le Cap d’Agde, et ses plages naturistes…. le plus grand bordel d’Europe.

  3. 3 AMAR 27 mars 2015 à 08:35

    Quand on voit comment ils peuvent nous faire ch… avec leur taxe de mouillage sous couvert de protection de l’environnement, ça laisse perplexe quand même !!!

    Eric

  4. 4 FRK 27 mars 2015 à 09:50

    @vec Aramis…. c’est « aussi pire » de Sète vers l’Espagne ! Je me souviens d’un cabanon posé à la va comme je te pousse à quelques dizaines de mètres de la mer du coté de Marseillan plage (1965-66) devenu plus tard un hôtel … alors que s’engageait l’inexorable progression de ce mur de la Méditerrannée.
    On attend le prochain tsunami…en déplaçant la route cotière, parait-il.

  5. 5 Txo 27 mars 2015 à 14:33

    Et ce n’est pas fini. Le conseil général du Gard n’a t il pas envisagé de faire des marinas en lieu et place des marais salant abandonnés par Les Salins du midi.

  6. 6 neretti 27 mars 2015 à 16:09

    beaucoup de raisons pour être d’accord avec tous ces commentaires. Mais ils ne sont qu’une facette d’un ensemble de considérations plus larges. J’ai connu ces coins (c’est toute mon enfance et ma jeunesse), Mais cette zone a connu un boum économique et permis de développer le commerce touristique qui a fait vivre pas mal de monde du coin pendant des années. De plus , songez à une époque où les vacances ne se prenaient pas du tout de la même façon, elles n’étaient pas aussi facilement accessibles qu’aujourd’hui (où malheureusement existe encore des personnes qui n’ont pas les moyens mais pas comparé à 60 ans en arrière).imaginez le plaisir de ces familles arrivant au bord de la mer! Quant aux règles d’urbanisme elles ont évolué ; ce qui paraissait être la panacée un jour était décrié le lendemain ( rappelez vous les grandes barres que l’ont fait imploser auj ) et puis les INTÉRÊTS de certaines familles (promoteurs, BTP etc) pas toujours honnêtes.


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