Quand la vache à lait plaisancière devient un mouton à tondre (suite du billet du 31 janvier)

ancres-2Il faut bien préciser notre position. Pour nous, la liberté de mouiller notre voilier où bon nous semblait, faisait partie du plaisir de naviguer. Depuis l’explosion des ports de plaisance géants, nous avons compris que ce ne serait plus possible, les marchands s’étant saisis du skrewancragesimplehelice-d5664-1okmarché.  Nous le regrettons infiniment.
Reste à regarder les choses en face.
• Le fameux amendement n° 1208 a pour but principal de faire rentrer de l’argent dans les caisses des collectivités locales ; la préoccupation écolo n’est qu’une feuille de vigne pour brouiller l’opération.
• Il est surprenant, en effet, que la fameuse taxe place sur le même plan tous les mouillages forains ; aussi bien les mouillages sur ancre que sur corps mort sans distinction aucune. Il ne s’agit pourtant pas de la même chose. Sauf à méconnaitre le dossier, il y a une grande différence écologique entre mouiller sur ancre, sur corps mort classique ou corps mort moderne. Nous avons, d’une part un ancrage de hasard destructeur et préjudiciable à la faune et la flore (hélas !), de l’autre, des installations simples, sûres, peu coûteuses, faciles à entretenir, respectueuses des herbiers. Il en existe plusieurs sortes.
• Soyons plus précis. Je parle ici de l’ancre vissée et non du corps mort sur bloc de béton ; plusieurs sociétés en produisent. Il s’agit d’une spirale métallique (façon tire-bouchon) vissée verticalement dans les fonds par des plongeurs professionnels. Leur résistance à la traction est donnée comme très élevée. L’installation respecte les paysages traditionnels, ne cause aucun dégât aux prairies sous-marines ; elle procure un mouillage sûr, discret, élégant. On peut les installer un peu partout (fonds de sables, vases, mattes, éboulis, etc.) sauf bien évidemment sur la roche monolithique.
• Revenons à l’amendement n° 1208. Si le problème était le mouillage au sens strict, on pourrait mettre de ces corps morts un peu partout. Mais on ne pourrait plus exiger (jusqu’à) 20 € par jour et par mètre de bateau pour rentabiliser l’affaire. Ce ne serait pas assez profitable. Les pouvoirs publics ont préféré une formule globale plus juteuse, taxant tout le monde, au même prix, sans faire de distinction entre les mouillages écolos et les autres… Ce qui lui permet de taxer tous les plaisanciers (forains) et de mettre un peu de beurre dans les épinards des collectivités territoriales. Comme au billard, une bande avant pour atteindre la boule rouge. En principe…
Ce n’est pas du racket mais ça y ressemble tout de même un peu. D’autant qu’il existe des solutions, comme je viens de le dire. Elles n’ont qu’un seul défaut : elles ne rapportent rien aux collecteurs de fric !
• Images – Deux possibilités de mouillage forain ; en haut, le corps mort classique et dévastateur ; en bas, un système moderne respectueux des fonds, discret, bon marché…
Aramis

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