Les escales du banc des menteux

• Où Kerdubon s’initie aux rites secrets de la danse écossaise – Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la scottish danse n’est pas écossaise, mais se dansait plutôt dans les bals et salons d’Europe continentale. Le samedi soir, mon ami Yves et ses collègues allaient au petit bal dans un endroit habité le plus proche… à dix kilomètres de leur mouillage dans le Loch Kishom, au nord-est de l’Ecosse. Là, se déchargeaient lentement ses « bullets », des billettes de minerai de fer introduites dans le béton du lest des plates-formes pétrolières. La danse écossaise qui s’y pratiquait ne ressemblait pas à la scottish, même si les couples étaient en kilt de tartan, et autres vêtements traditionnels avec cornemuses d’accompagnement.
– Les festivals celtiques nous montrent cela mon ami Kerdubon !… Qu’est-il arrivé à ton ami Yves ?… demanda Joseph surnommé Job, un habitué du banc des menteux.
– Un de ces samedis soirs, déposés à terre par le Tartan Tugger le remorqueur de service, un des anciens de la Royale qui bossait à la station météo, avec lequel ils avaient des… échanges culturels, les emmena au pub en question. L’ambiance habituelle les accueillit. Soudain, peu après, arriva un type non pas revêtu d’un kilt au tartan de son clan, mais en simple tenue de paysan du coin, ce qui attira l’attention de tous. Le plus surprenant pour nos amis, mais n’étonna pas les habitués, est qu’il portait sur l’épaule… une botte de paille ! Comme tout le monde, l’autochtone qui ne se fit plus remarquer, mis la pression dans sa chaudière à coups de stout servie à la température de la pièce et de whisky probablement local, autrement plus corsé que nos 45° obligatoires en France. A dix heures, selon la loi de Sa Gracieuse Majesté, « it’s time ! » et la cloche sonna la fermeture du bar, puis peu après la consommation des réserves faites par les précautionneux qui connaissaient la musique, ce fut la fermeture de l’établissement. Au lieu d’avoir un retour chaotique vers ses pénates où on ne devait pas l’attendre, le paysan étala sous le débordement du toit de l’auberge sa botte de paille et s’allongea, pour cuver tranquillement jusqu’à la fraîcheur du petit matin.
– Tel est beaux Messieurs mon rapport d’une scottish originale d’Yves, l’ami de Kerdubon.
Signé : Planchet

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