Une image pour le plaisir

le crotoyLa scène est tellement évidente qu’on hésite à le préciser ; c’est l’instant de calme après le retour de pêche. Les personnages soufflent un peu et remettent le bateau en ordre. Rien ne presse. Il faut dire que les voiliers sont encore en gavauche (1) et qu’il y a pas mal de rangement à faire. Le bateau immatriculé 2259 B… montre bien les moustaches traditionnelles (pointes blanches peintes sur l’avant) des embarcations locales. Celui du premier plan est un robuste étadier gréé à bourcet malet (1) et armé principalement à la pêche au hareng. La marée est déjà à terre, ne reste que la godaille, dans la caisse au premier plan que l’équipage se partagera plus tard.
Nous sommes au Crotoy, à pleine mer ou presque, les bateaux ne sont pas encore échoués. Dans quelques heures la Baie de Somme ne sera plus qu’un immense plateau vaseux, inaccessible jusqu’à Saint-Valéry-sur-Somme.
Ajoutons à cela une belle composition d’ensemble, nullement posée, qui génère ce climat bien particulier des retours de pêche. Oui, pour le plaisir…
(1) Voir Dico si nécessaire.

 

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3 Responses to “Une image pour le plaisir”


  1. 1 dh 24 septembre 2014 à 11:49

    Etonnant cette image en écho à l’info précédente. Ici l’extrême dureté de la vie, là, la virtualité d’ou l’homme (s’)est exclus comme pour goûter au bonheur de n’être plus rien… Un jour les bateaux de croisière n’auront ni équipage, ni passagers. Comme l’argent aujourd’hui, la marchandise sera virtuelle et l’homme lui-même n’aura plus aucune place sur la terre.

  2. 2 escales maritimes 24 septembre 2014 à 12:39

    Ce n’est pas impossible… Entre nous, il l’aura bien cherché !

    M D

  3. 3 BOUCHER le rédacteur 24 septembre 2014 à 13:21

    Peut-être vouliez-vous dire « … place sur la Mer » ?
    J’en doute très profondément.
    Par le beau hasard des choses, ma conclusion d’un article à paraitre sur la littérature maritime est ainsi :

    Le voyage – et son double la navigation – est de ce qu’on pourrait qualifier d’universaux de l’imaginaire. À ce titre, les sentiments et l’intérêt qu’il suscite ne sont pas près de disparaitre. Tant que sera la mer… Il est probable et même certainement souhaitable que les perspectives changent et que les horizons s’élargissent, notamment en ce qui concerne une narration littéraire de la Laurentie : le romancier Arthur Clarke n’avait-il pas imaginé dès 1968 que 2001 verrait l’odyssée de l’espace ? Quant au projet même de partir, de naviguer, de voyager, le sociologue Fabrice Vigne demande ce qui pourrait le rendre caduc puisque la taille du village global s’amenuise. Il suggère en guise de piste de réflexion (à l’ironique envers du bon sens ?) que nous pourrions en iliadéens rester, vieillir puis mourir devant un écran, et que les murs de Troie seront devenus électroniques.

    Tant que sera la mer, je vous dis !

    Alain


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