Le rendez-vous naval de Québec

Boucher_NCSMAthabaskanRVNQ• Carte postale du Québec – La Marine royale de cet improbable pays qu’est le Canada – terrien aux dizaines de milliers de kilomètres de côtes – est une singulière chose. À peine centenaire aujourd’hui (créée seulement en 1910, puisque le Canada était [est encore ?] une colonie britannique), elle pouvait s’enorgueillir d’être la troisième plus puissante au monde déjà dès la fin de la Deuxième Guerre, avec plus de 400 unités. Elle est « forte » maintenant de 33 navires, surtout de petit tonnage, peu récents et certains inactifs pour des raisons sans intérêt ici. Répartis en Forces Maritimes (FMAR) de l’Atlantique et du Pacifique, ils sont basés à Halifax (Nova Scotia) et Esquimalt (British Columbia). C’est souligner combien notre Mer à nous, le Saint-Laurent entre Far East et Far West, ne voit pour ainsi dire presque jamais de bateaux gris (entre parenthèses, les navires canadiens ont la coquetterie d’être d’un délicat gris-vert clair mer-de-bonne-humeur).
• Or les Québécois, comme tout un, sont friands de ces honorables démonstrations de virilité marine, de navigations héroïques, d’esprit de corps et de puissantes technologies d’armement ; même gris, ne sont-ils pas des bateaux tout de même ? Certains savent encore avec émotion la visite à Québec en 1855 de La Capricieuse, première frégate française en notre Mer à nous depuis la Conquête de 1760. Ainsi, la ville de Québec, capitale nationale d’historique prestige et de « joie de vivre » d’internationale réputation, recevait depuis toujours ici et là, à l’occasion durant la saison, trois ou quatre navires de guerre étrangers et même parfois canadiens, à notre grand plaisir. Les pompons rouges polyglottes de la Mer entière se répandaient alors dans les rues, veillant tard et séduisant… la population, pour la bonne fortune qu’on reconnaît à cet accessoire.
Afin de faciliter l’accès aux navires et la gestion des quais, et surtout donner davantage de panache à ces visites semi-officielles mais erratiques, l’OSBL (1) le Rendez-vous naval de Québec a réussi à structurer et rassembler ces escales en une longue fin de semaine, mi-juin tous les deux ans. La première édition a souligné en 2008 le 400e anniversaire de Québec et la fondation de la Nouvelle-France. Depuis, le port, la ville et les gouvernements accueillent, au même moment, un certain nombre d’unités représentantes officielles des marines de guerre du monde ; l’énergie des manifestations et activités gratuites est concentrée et multipliée, les quais sont noirs de monde, la population est contente, Québec resplendit.
Alain Boucher, le Rédacteur
(1) Organisme sans but lucratif, équivalent québécois des associations « loi de 1901 ».
• Image – NCSM Athabaskan 282, destroyer lance-missiles de classe Iroquois, 130 m x 15 m x tirant 4,7 m, 5100 t, construit en 1971, FMAR Atlantique, et ses admirateurs (photo Alain Boucher).

Publicités

0 Responses to “Le rendez-vous naval de Québec”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




Contact
« Escales Maritimes » est ouvert à tous. Contributeurs, informateurs, critiqueurs, approbateurs, suggestionneurs…
Pour ceux-là, une seule adresse : escales.maritimes@orange.fr

Archives

Faites connaître
Escales Maritimes !

Ajoutez ce lien dans votre site :
https://escales.wordpress.com/

Affichez cette bannière dans votre site en copiant le code suivant dans votre page html :
<a href="https://escales.wordpress.com/"><img src="https://escales.files.wordpress.com/2010/01/escales3.gif" alt="" width="180" height="60" /></a>

Les opinions émises ne sont pas nécessairement celles d'Escales Maritimes ; elles sont de la responsabilité de leurs signataires.


%d blogueurs aiment cette page :