La semaine littéraire d’Escales Maritimes (suite)

A LIRE BIENTOT : « LA MER DE COCAGNE  »

Boucher_CommMerCocagneParutionPetite friandise de notre Semaine littéraire. Escales est heureux de vous présenter, en avant-première, l’un des rares romans maritimes du Québec. Son titre : La mer de Cocagne. Il est l’œuvre de notre talentueux complice Alain Boucher qui tient ici-même la déjà célèbre Chronique du Québec.
• Roman maritime donc, mais plus que cela. Richement documenté (l’Histoire, les lieux, les usages, les événements ) il nous emporte à la découverte du Saint-Laurent en 1541, à travers les aventures du Babordais, un breton de France qui ne connaît jusqu’alors que la mer et la faim. Celui-ci posera ses bottes à Boytus en Terra de Labrador pour faire la morue sèche, puis deviendra harponneur de baleines sur l’Ile au Basque, avant de s’éprendre de la belle Laurence. Entre-temps, il aura découvert les mers et terres mélangées du Nouveau Monde, la couleur des eaux du Saint-Laurent, les enchantements d’un pays prodigue et généreux…
• Halte ! Ici, je m’arrête. Je ne vais pas déflorer toute l’histoire, qui caracole de surprises en surprises ; c’est à vous de les découvrir. Sachez simplement que tout amoureux de la mer – pour le bon motif –  voguera avec un plaisir constant  sur les houles de La mer de Cocagne. Rien à ajouter.
Si, pourtant : un ton savoureux, un style nerveux, des ambiances qui craquent de justesse, toutes choses qui révèlent un vrai écrivain maritime. Ce n’est pas si courant…
La mer de Cocagne est édité aux Editions Hurtubise, Montréal ; l’ouvrage devrait sortir le 22 avril au Québec et disponible à la Librairie du Québec 30 rue Gay Lussac, Paris (www.librairieduquebec.fr/) au début de l’été. Ne le manquez pas !
Aramis

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UN EXTRAIT DE « QUAI DES SIRÈNES »

QUAI * Deux compères (Christophe Verdier et Maurice Duron) ont publié sous le titre Quai des sirènes un bouquin couronné par l’Académie de Marine. C’est une manière de kaléidoscope maritime découpé entre mots et couleurs. On le trouve assez réussi…
• Les incertitudes de la nuit – Les nuits en mer, ce n’est pas seulement la nuit. C’est un autre temps, un autre espace.
S’il fait beau, le regard se perd dans toutes les directions ; c’est le seul moment et le seul endroit où l’on embrasse le brasillement du cosmos dans son entier ; sur tout le cercle de l’horizon. La condition humaine paraît insignifiante et le retour sur soi-même obligatoire.
S’il fait moins beau, en cabine, à la passerelle, on perçoit l’énormité du bâtiment, sa masse, sa vitesse, sa tripaille de machines. Rassurantes. En y réfléchissant un peu, il est troublant qu’on soit ici, entre ciel et mer, écrasé par deux immensités proprement incommensurables. Et que l’on continue le voyage, comme si de rien n’était. Il y a un certain mystère à se trouver en plein océan…
S’il fait franchement mauvais, c’est encore autre chose. C’est de nuit que l’on prend conscience de la lutte qui oppose  l’outil mécanique – le bateau –  à d’autres forces, elles aussi mécaniques, mais d’une tout autre ampleur. Le roulis, le cri du vent, le crachat des embruns, les chocs des lames sont là pour nous le rappeler.
Paradoxalement, la nuit, nous sommes aussi au royaume de la lumière ; les projecteurs éclaboussent le pont, crûment, l’œil brillant des hublots observe, et l’on devine à leur halo, les feux verts et rouges qui nous signalent. Les navires qu’on croise ressemblent d’abord à quelque ville flottante, mais de près, ce seraient plutôt des arbres de Noël.
La moindre pâleur du ciel, détectée au loin, excite l’imagination. Qui pourrait oublier ce que les anciens appelaient joliment l’emblondie d’un phare ? Cette tache laiteuse, diffuse mais visible, bien avant le feu proprement dit. Comme l’annonce d’une révélation : prenez garde, la terre est proche.
Et que dire de l’impression ressentie à l’instant d’un réveil nocturne, au bout de la course, lorsqu’on s’aperçoit que le navire est à quai, immobile, assoupi au milieu de la ville illuminée ?
Eh oui ! un autre temps, un autre espace.
Quai des Sirènes , Marines Editions, 2009

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