Le char à voile de nos aïeux (suite)

Esaias_van_de_Velde_(circle)_Course_de_chars_Scheveningen_1608Cette remarquable peinture complète et éclaire notre dernier billet sur l’ancêtre du char à voile. Nous la devons à Jean Simon qui a eu la bonne idée de nous la communiquer. Qu’il en soit bien vivement remercié.
Que voyons-nous ?
• D’abord une grande similitude avec l’estampe publiée le 2 avril où l’on retrouve sur la droite à peu près le même véhicule et quelques-uns des personnages, mais dans une autre posture. Très probablement, les deux représentations sont du même auteur, Esaias Van de Velde (1) … ou alors, quel plagiat !
• On y voit aussi d’autres détails comme cette mise à l’eau d’un bateau sur la droite où plusieurs marins poussent l’embarcation, façon bateaux de Berck. Et à gauche, quelques pêcheurs à pieds ramassant semble-t-il des coquillages qui parsèment le rivage.
• On y voit surtout cet énorme char gréé en goélette qui transporte un plein chargement de passagers et qui va sûrement distancer les cavaliers qui (tentent) de le suivre. Le gréement est carré (avec bande de ris s’il vous plaît) et simplement tenu par des doubles haubans de chaque bord, plus une sorte d’étai sur l’avant. (Voir le commentaire de Jean-Louis Dauga pour ce qui est des allures possibles) .
Au final, un bien joli document, aux couleurs très flamandes, et foisonnant  de petits personnages à la Breugel l’Ancien. Le tableau est intitulé  Course de chars,  Scheveningen – 1608
Milady
(1) 1587- 1630

2 Responses to “Le char à voile de nos aïeux (suite)”


  1. 1 Gilles Weber 5 avril 2014 à 11:11

    On voit que le train avant est orientable (Cf précedent post)

  2. 2 Jean-louis Dauga 5 avril 2014 à 21:42

    Ce tableau est étonnant par le nombre d’informations qu’il mentionne. Cela évoque les « tableaux d’élocution » de l’école primaire (du XXème) mais au XVIIème… Sachant que la cote est SW-NE on peut savoir l’heure, la direction du vent, et on peut lire la météo dans le ciel !
    la mer est verte et moutonne parallèlement à la plage, un bateau vient échouer et manoeuvre à la perche dans les derniers mètres, tandis qu’un autre essaye de regagner le flot.
    La variété des mollusques est présentée au premier plan (bulots, moules, autres bivalves…).
    Deux mondes se côtoient, besogneux et riches oisifs.

    Toutes raisons de prendre au sérieux la représentation des machines !
    Jean , si tu as plus de détails ?


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