Des passagers clandestins très spéciaux…

En complément du récit de Francis Bergerac, « Les rats n’ont pas l’intention de quitter le navire », voici une histoire qui est peut-être vraie. C’est excellent, on croirait du Kerdubon…
En 1953, le Gascogne était un navire à passagers des Messageries Maritimes, stationnaire en Indochine, et affecté principalement au transport de troupes. Des activités incessantes qui ne lui laissaient pas de temps pour des dératisations. Aussi, bientôt fût-il infesté de rats. Le commandant instaura bien l’attribution d’une prime pour chaque rongeur capturé, mais, malgré des prises très nombreuses (mais venaient-elles toutes du bord…?), la gêne causée par les indésirables restait présente.
Le garçon vietnamien du commandant lui proposa une mesure radicale : embarquer des serpents ! Idée rejetée immédiatement. Cependant, les problèmes posés par les rats devenaient insupportables et finalement, en septembre 1954, trois jeunes pythons prenaient passage à bord. L’un logea sur la passerelle, le deuxième dans le bureau du Commissaire, le troisième fût affecté à la cambuse. Les trois reptiles dormaient le jour, et disparaissaient dans les recoins du navire la nuit. Et effectivement, tout se passa bien, la troupe de rongeurs diminuait de jour en jour.
Mais les serpents grandirent ; les passagers en découvraient parfois un, lové dans leur cabine, avec la frayeur que l’on comprend. Les incidents se multipliant, leur débarquement fût décidé. Si l’on captura facilement deux d’entre eux, le python de la cambuse demeura introuvable.
Puis la fin de la guerre arriva. Faute de troupes à transporter, le vieux Gascogne fût vendu à la démolition et conduit à Hong Kong en août 1955. C’est alors, qu’aux trois-quarts démoli, le Gascogne allait faire la une des journaux de Hong Kong : les ouvriers du chantier de démolition avaient découvert sous le vaigrage du tunnel, un python vivant de plusieurs mètres de long ! L’énigme resta totale en Chine.
Yvon Perchoc (d’après un récit de René Cavart)

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2 Responses to “Des passagers clandestins très spéciaux…”


  1. 1 Quiesse Guy 19 février 2014 à 09:36

    Planchet serait d’accord avec vous, Kerdubon a de nombreux compagnons qui partagent le banc des menteux !

  2. 2 Jacques Larrouy 19 février 2014 à 13:46

    En 1961-62-63 je faisais partie des équipages des trois  » Bateaux blancs  » des M.M et j’ entendu parler de cette histoire qui donc semble authentique ….


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