Un cadeau de la mer, le sel

Pouliguen mulon selLe sel, c’est la mer, mais pas seulement. L’élaboration du sel fait appel à un long processus dont la matière première existe à profusion, vous l’avez deviné : l’eau de mer. Il est produit dans des marais salants ou salines qui sont un ensemble de bassins de faible profondeur, appelés carreaux. C’est l’évaporation de l’eau de mer, sous l’action du soleil et du vent qui donne résiduellement le précieux chlorure. Le processus demande beaucoup d’interventions humaines, prodiguées par des paludiers, saliculteurs ou sauniers ou encore marins-salants. Ils possèdent une véritable science de l’irrigation et usent d’un vocabulaire bien spécifique (1). La production du sel n’a guère varié au cours des âges.
• Lorsque la mer dépasse le coefficient 80, l’eau est envoyée dans un vaste réseau de canaux (les étiers) jusqu’à des réservoirs ou bassins intermédiaires, concourant à son évaporation (dans l’ordre : vasières, cobiers, fares et adernes). Elle est ensuite conduite dans les bassins de récolte, les cristallisoirs ou œillets. Sa salinité augmente régulièrement à chaque étape. Il faudra 250 g de sel par litre d’eau pour que la précipitation s’amorce.
• Lorsqu’elle a eu lieu le sel est récolté de deux manières différentes selon des procédés très anciens, soit sous forme de cristaux déposés sur le fond, soit cueilli sous forme de cristaux plus légers formés en surface. Cette opération s’effectue en été sous nos climats.
Autrefois, le sel recueilli  était transporté sur la tête à l’aide d’un panier conique, la gède, maintenant il est chargé dans une brouette et constitué en grands monticules appelés mulon avant d’être mis en sac ; il sera stocké dans une salorge. Un saunier peut récolter jusqu’à 50 kg de sel par jour. Il travaille souvent pieds nus pour ne pas dégrader les berges et les fonds. Le reste de l’année son ouvrage sera essentiellement consacré à l’entretien de la saline qui est un milieu fragile et écologiquement délicat.
• Image – Au Pouliguen, mise en sacs du sel à partir d’un mulon. L’image est ancienne, la façon de faire est la même.
(1) Vous trouverez sur le site www.terredesel.fr le nom et la  définition des outils de Mousqueton

2 Responses to “Un cadeau de la mer, le sel”


  1. 1 Jean-Ftançois Mury 8 février 2014 à 22:20

    De nos jours on appelle, commercialement, les cristaux cueillis en surface « La fleur de sel ».
    C’est une déformation de l’ancien nom qui était  » l’affleur de sel » (du verbe affleurer).

  2. 2 escales maritimes 10 février 2014 à 18:28

    C’est bien exact mais aussi à rapprocher de notre billet du 16 janvier dernier ou il est question de bateaux « bien dans leurs fleurs ».
    Escales


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