L’Europe ne protège plus les grands fonds

• Dernière minute – Le Parlement européen vient de rejeter, ce mardi, le projet d’interdiction du chalutage en eaux profondes, réputé très destructeur des fonds marins. Les lobbies ont gagné. On va seulement « encadrer »  le chalutage pour protéger les écosystèmes vulnérables. Tu parles !
L’épouvantail des productivistes de la mer : maintenir l’emploi… Il a bon dos l’emploi; tant mieux pour les travailleurs, mais le jour où les intérêts d’Intermarché (et quelques autres) sera de les virer, on en reparlera…
C’est décidé,  je ne mangerai plus que des poissons de ligne.
M. D.

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11 Responses to “L’Europe ne protège plus les grands fonds”


  1. 1 Patrice Petit de Voize 10 décembre 2013 à 14:19

    L’Europe, et en particulier la France, n’a jamais protégé les grands fonds (ni vraiment les autres non plus…) et a toujours sacrifié la protection des fonds marins sur l’autel du productivisme et du corporatisme. Les différents ministres (quand il y en a eu) secrétaires d’état à la mer ont toujours été liés aux grands lobbys industriels de Boulogne, Lorient, Concarneau et autres grand ports industriels. On voit ce qu’il en reste aujourd’hui !

  2. 2 escales maritimes 10 décembre 2013 à 14:57

    C’est ce qu’il fallait dire ; merci de l’avoir dit.
    Escales

  3. 3 Pilou 10 décembre 2013 à 16:53

    J’ai du mal à comprendre cette obsession médiatique à propos du chalutage des grands fonds.

    Le raclage des zones africaines par des flottes européennes et asiatiques,
    la pêche minotière pratiquée en Europe du nord, la pêche illégale en atlantique nord, sans parler de ces chalutiers de près de 100 mètres de long, voir plus,que l’on voit régulièrement en Manche sur marinetraffic (Maartje Theadora, vous connaissez?), ne semblent déranger pas grand-monde.

    Les lobbies ont gagné? Et les ONG environnementales ne pratiquent pas le lobbyisme peut-être?

    Je n’ai pas d’avis définitif sur l’impact de cette technique de pêche. (Et heureusement, l’IFREMER non plus!). Mais comment donc font madame Nouvian et Bloom pour avoir des avis aussi définitifs?

    Bref, deux choses m’embêtent la-dedans:

    – Les histoires du bon camp, ou tout le monde est gentil, affronte le mauvais camp des méchants : non merci, j’ai déjà donné. Mais bon, pas grave.

    – Les ONG environnementales risquent de se dévoyer de la même façon que leurs homologues humanitaires: « Médecins sans frontières », c’était admirable, maintenant nous avons des occidentaux biens nourris aves des Ray-Ban et des gros 4×4 blancs dont nous ne savons plus trop ce qu’ils fabriquent et pourquoi. Communication and business peut-être?
    Et ça,c’est vraiment embêtant.
    Bien à vous
    Pilou

  4. 4 jack35 10 décembre 2013 à 19:11

    Je suis écœurer de cette Europe et entièrement d’accord avec Patrice Petit de Voize rien à dire de plus.

  5. 6 hays jean marc 11 décembre 2013 à 05:08

    Avant d interdire la peche de grand fond qui n est pas ci déstructrice qu on essai de faire croire interdisons la peche de la sole par les hollandais sur nos cotes avec leur charrue,

  6. 7 escales maritimes 11 décembre 2013 à 10:03

    Qui « crache des vérités alanguies ? » Nous ? Doucement l’ami, nous ne sommes pas dans une cour de récréation. Escales n’est pas un Forum, c’est un Magazine.
    Pour épargner à nos lecteurs le long papier de Que choisir ? nous en publions la conclusion :
    Le texte prévoit la création de deux types de zone : zones de pêche (délimitées selon les zones actuellement pêchées, avec donc un « gel de l’empreinte ») et zones de protection. Une étude cartographique réalisée dans l’année suivant l’adoption du texte permettra d’exclure des zones de pêche les éventuels écosystèmes marins vulnérables. Et une évaluation est prévue au bout de 4 ans, sur les espèces et sur les fonds, avec si besoin une révision de la réglementation.
    Rendez-vous dans quatre ans…
    L’Equipage

  7. 8 escales maritimes 11 décembre 2013 à 10:16

    Vous pensez ce que vous voulez ; toutes les opinions (désintéressées) sont respectables.
    1/ Les excès de la pêche productiviste : Escales ne peut hélas parler de tous ses désastres ; on fait ce qu’on peut.
    2/ Le lobbyisme : Seuls les financiers-productivistes devraien avoir le droit d’en faire ?
    3/Les ONG environnementales : nous ne nous intéressons pas aux procès d’intention.
    Sincèrement.
    M D

    P S – Nous n’avons ni Ray-Ban, ni 4×4

  8. 9 de Cayeux 11 décembre 2013 à 14:12

    Devant chez moi les meilleures terres à blé de France ont été transformées en l’aéroport de Roissy CdG.
    Avant d’y arriver ( 30 km) je roule sur des  » terres  » tiens ! ah oui c’est cela sous mes pieds et les roues de ma bicyclette ! de la terre ???

  9. 10 bege 11 décembre 2013 à 23:06

    travaillant depuis de nombreuses années dans les produits de la mer je suis toujours étonné de la distance entre les préoccupations dites écologiques de consommateurs et leur comportement en matière d’achat.
    le poisson de ligne serait certainement mieux mais pas actuellement valorisé !! on préfère des promotions de masse sur du poisson à bas prix à pas cher ( russie !!) par exemple en morue …de la double congélation origine chine etc….les exemples sont nombreux !! une solution de meilleure pêche serait dans un premier temps de pousser les distributeurs à vendre des produits « corrects » et informer le consommateur qui pourrait faire un vrai choix d’un poisson peut-être plus cher mais de meilleure qualité et péché dans de meilleures conditions.
    La grande distribution a tué mais pas seulement dans la pêche les bons artisans au profit des prix obtenus dans n’importe quelle condition ayant pour résultat des pratiques ne cherchant que l’ économique aboutissant à une dérive que les récentes polémiques sur le saumon norvégien ne peuvent que confirmer…alors à quand une politique raisonnée de la pêche pour garantir à la fois un revenu correct aux pêcheurs respectueux de bonnes pratiques mais aussi apporter des produits de bonne qualité aux consommateurs, favoriser une bonne gestion des ressources et en fin de compte permettre à ces métiers de perdurer.Le chalutage des grands fonds est un épiphénomène …le fond du problème reste ailleurs.


  1. 1 Eaux profondes : quand les députés perdent pied… | Escales Maritimes Rétrolien sur 17 décembre 2013 à 14:41

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