A la cape, la SNSM attend le 26 septembre…

canot sauv ile de seinS’agit pas de rallumer une vieille querelle, mais de regarder les choses en face. Le patron de la SNSM  l’amiral Lajous, tape du poing sur la table. Il a des idées semble-t-il. Il en a marre des vieilles lunes et du glissement vers le « tout payant » de notre magnifique époque. C’est du moins ce que j’ai compris. J’ignore ses intentions, mais, quand un type dit qu’il n’est pas une potiche et secoue le cocotier, je trouve ça toujours sympa.
• Bon, cela dit, et en résumant beaucoup, il semble que la pièce se joue à trois :
– L’amiral et son idée de gratuité pour tous les services de la SNSM (notamment le remorquage).
– Les stations SNSM qui assurent gratuitement le sauvetage des personnes mais font payer le remorquage des bateaux (elles se trouveraient privées de cette ressource).
– Des sociétés privées qui accusent la SNSM de concurrence déloyale par leur gratuité et l’absence de charges sociales. (Tiens, tiens… elles ne manquent pas d’air !).
Du coup, il y a le feu au lac… et les passions se déchaînent.
• Pour ma part, et à partir de ce que je sais,  la gratuité de tous les secours me paraît être une base de discussion respectable et non de polémique. Mais comme toujours, dès qu’il s’agit de gros sous, la logique financière en place et celle des porteurs de réformes  s’affrontent. La mise en jeu de son mandat par l’amiral Lajous, le 26 septembre, va nous montrer dans quel sens penche la balance.
M.D.

6 Responses to “A la cape, la SNSM attend le 26 septembre…”


  1. 1 Philippe Héry 11 septembre 2013 à 14:10

    Regrettable, il n’est sans doute pas bien venu de vouloir faire évoluer cette respectable vieille dame. Mais ce n’est que mon avis et je peux me tromper.

  2. 2 MIGNOT Jean Claude 11 septembre 2013 à 20:04

    j’attend, avec de la sérénité le débat,
    question: la vie d’un humain a t elle un prix, c’est non, un grand NON; point barre.

  3. 3 SPITERI Joseph 12 septembre 2013 à 06:46

    L’amiral Lajous vient de démissionner sans attendre le 26 septembre prochain.

    Si effectivement, le remorquage payant est en contradiction avec les statuts de la SNSM, alors il a eu raison de soulever cette incompatibilité.

    Si effectivement, ces remorquages payant assuraient la trésorerie, ou une partie assurant le financement des canots, alors se pose la pertinence de la séparation entre le service public et la prestation privée.

    Alors, se pose la question cruciale de la déontologie du secourisme bénévole quand dans le cadre d’une opération de sauvetage en mer, après avoir porté assistance gratuite aux personnes, après tractation et refus d’engagement payant du sauvetage de son embarcation, celui-ci est abandonné à son sort – devenant une fortune de mer peut-être soumise à destruction – alors qu’elle est encore navigable et relativement en bon état.

    Et enfin, se pose une dernière question, celle de savoir que devient l’assurance du navire, qui devrait en tout état de cause prendre en charge tout – ou en partie – les frais de remorquage du navire.

  4. 4 Henri Bourdereau 12 septembre 2013 à 12:17

    Pas tout à fait d’accord. Si le sauvetage des personnes est toujours gratuit quelque soit l’intervenant, le droit maritime est formel le sauvetage des biens peut être payant. et dans le cas des stations SNSM aux budgets parfois serrés on ne voit pas pourquoi, elles ne verraient pas, au minimum, le remboursement de leur carburant lors de ces opérations alors que souvent il s’agit de plaisanciers imprudents. Bien sûr cela n doit pas dégénérer en actes vraiment commerciaux, mais une indemnisation raisonnable me paraît justifiée, ou alors on laisse à la dérive les embarcations abandonnées ….
    Quant à invoquer la concurrence avec des entreprises privées, laissez moi rigoler.
    Henri Bourdereau

  5. 5 Gaucher 26 octobre 2013 à 08:54

    Monsieur bourdereau je suis professionnel du remorquage dans les alpes maritimes a Antibes. Même en payant mes charges je suis prêt à m l’aligner sur les tarifs de la SNSM 375€ /heure jusqu a 12 mètres et 500€/ heure au dessus. le Crossmed ne me propose pas pour autant et prétend même ne pas me connaître lorsque un plaisancier demande mes services car nous sommes connu dans le coin pour notre savoir faire. Vous rigolez toujours?
    Je renflou pour le compte d assurance une dizaine de bateaux par an qui se sont éventrés sur les rochers parce que le cross se contente d appeler la snsm et pas d entreprises privée qui ont elle les compétences de déséchouer les bateaux dans les temps.


  1. 1 SNSM : surtout pas de vagues ! | Escales Maritimes Rétrolien sur 27 septembre 2013 à 13:50

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