Déconstruction-Plaisance : on se sent moins seuls

recyclageOui, on se sent moins seuls… Escales a reçu ce billet qui expose avec réalisme, la situation en matière d’élimination du polyester-fibre de verre dont sont faits la majorité de nos bateaux de plaisance. Il remet les pendules à l’heure et disqualifie les bateleurs (ignorants ou tricheurs) qui prétendent nous informer. Lisez plutôt.
Il n’y a pas de solutions miracles, aujourd’hui, pour traiter les navires en plastique en fin de vie ! La plupart des bateaux en composite, (quand ils sont collectés !), sont enfouis en centre de stockage des déchets ultimes ou envoyés vers des incinérateurs. Des premiers tests sont réalisés en cimenteries par certains industriels pour utiliser les broyats de composite comme combustible (techniquement cela semble possible mais assez difficile à mettre en œuvre). Des tests sont également menés notamment par le CRITT matériaux à la Rochelle (1) (projet Piv’Vert) pour réutiliser ces broyats dans de nouveaux produits mais là encore nous sommes au stade de la Recherche et Développement.
C’est pour cette raison que le coût de traitement de ce type de bateau est relativement élevé, avec le transport.
L’élimination « propre » des bateaux en plastique ne semble pas d’actualité à court terme !
Pour les bateaux en fin de vie existants (collecte, déconstruction, traitements, etc. ), il est nécessaire de mettre en place une véritable filière de gestion de ces « déchets » au niveau local, régional et national. Il faut agir à différentes échelles (réglementaires, techniques, économiques, sensibilisation des usagers…). Nous ne pouvons pas demander au plaisancier de faire déconstruire son bateau dans le respect de la réglementation sans lui proposer des solutions de gestion viables et durables ! (2). N’oublions pas que la déconstruction n’est pas la seule solution pour les bateaux ne naviguant plus. Certains peuvent être refités.
• Concernant les bateaux de demain, il est temps que les chantiers navals mettent en place des démarches d’éco-conception, afin de pouvoir anticiper la gestion en fin de vie d’un bateau dès sa construction. ( comme cela se fait notamment dans le secteur de l’automobile.)
Benjamin  Simon (Econav)
(*) Nota : c’est Escales qui souligne certains mots.
(1) Centre Régional d’Innovation et Transfert  Technologique.
(2) L’association EcoNav, a mené une étude avec le Syndicat intercommunautaire Ouest Cornouaille Aménagement( SIOCA) et organise une journée de conférence-débat au port Musée de Douarnenez le 13 septembre prochain sur la thématique « Quelle politique pour la gestion des bateaux en fin de vie de moins de 24 mètres : Exemple du territoire de l’ouest Cornouaille » (cf. prog) http://www.econav.org

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2 Responses to “Déconstruction-Plaisance : on se sent moins seuls”


  1. 1 Dinahet Yvon 6 juillet 2013 à 19:53

    Bonjour,
    Juste après le premier post sur le sujet j’avais esquissé une réponse que je n’ai finalement pas « posté » mais que voilà :

     » la « solution ciment » (puisqu’il n’y en a pas d’autre) permettait d’éliminer, cet étonnant plastique, sans polluer l’air, la terre ou l’eau, à un coût raisonnable  »

    Il faut savoir qu’il n’y a pas de  » solution ciment  » …. les fours de cimenterie ne sont que des incinérateurs bis ! Qui plus est des incinérateurs qui n’ont pas les même contraintes environnementales que les vrais incinérateurs …
    Ce sont sont de véritables machines à polluer légales ! Des normes plus souples, moins de contrôles, tout bénéfice pour les cimentiers : imaginez on leur fourni gratis le carburant pour leurs fours et ensuite on les paye pour cela, un vrai tour de passe-passe !

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Donc l’histoire du feu purificateur n’est qu’une vaste fumisterie, c’est le cas de le dire. Les molécules indésirables se combinent dans une chimie complexe qui au gré des ingrédients et des dosages donnent naissance à de vrais cochonneries difficilement identifiables (mais pas vraiment bonnes ni pour la santé ni pour l’environnement) et se retrouvent dans l’air que nous respirons et se déposent au petit bonheur la chance là où nous vivons.

    Je pense pour ma part que s’il n’y a pas de réponses à votre question c’est tout simplement que celle-ci est très très dérangeante !

    Pour parfaire ma réponse et l’expliquer je dois préciser que j’habite en Savoie où il y a eu la plus importante pollution à la dioxine à la suite d’un dysfonctionnement (!) de l’incinérateur de Gilly sur Isère et que nous avons créé à cet occasion une association pour comprendre le pourquoi du comment et on peut résumer les choses ainsi : mieux vaut ne pas soulever le couvercle de notre poubelle … et ce n’est pas un hasard si la mafia napolitaine s’est taillée une réputation d’expertise en matière de traitement des déchets (c’est un gros gros business).

    Pour en revenir aux stratifiés il y a en Savoie une société qui concasse avec la bénédiction du CG 73 des milliers (millions ?) de skis en fin de vie
    qui finissent dans des fours de cimenterie. Certes le tonnage n’est pas celui des bateaux mais les mixtures à traiter ne sont pas en reste … bonjour la nocivité des rejets (fumées, mâchefers, etc …).

    On pourrait résumer les choses ainsi : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

    Liens :

    http://www.cniid.org/Les-risques-environnementaux-et-sanitaires,16

    Acalp : http://www.acalp.blogspot.fr attention c’est assez indigeste mais tellement instructif → comme c’est un blog il faut remonter aux premiers posts pour comprendre quelque chose

  2. 2 LABROSSE J P 7 juillet 2013 à 19:24

    Pour completer le commentaire de Dinahet Yvon :
    Ce n’est pas la même matière mais les « petits suisses » » si propres sur eux nous envoient chaque jour via Bellegarde combien de trains d’ordures à « recycler, faire disparaitre, blanchir, ou je ne sais quoi »

    Nous vivons (survivons ?) dans un monde de fous.
    Mais certains se remplissent les poches, pour mieux enrichir les cimetières.

    Dans l’espoir d’un monde meilleur ?
    JP L


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