Une image pour le plaisir

A DCe n’est pas tout à fait une image pour le plaisir, c’est plutôt une image documentaire. Observons-la. Le cliché a été pris par temps calme, à marée haute, ce qui dissimule l’énorme banc de sable qui ne laisse qu’un étroit chenal le long du quai ; au premier plan, trois jeunes filles ont pris la pose, elles font de la broderie, selon la tradition de l’époque. Au loin, on distingue le phare d’entrée et en avant le mât Fenoux (aujourd’hui une pissotière !) qui guidait les bateaux en fonction du déplacement permanent des hauts fonds. La maison est devenue un restaurant et les fossés du premier plan ont été comblés.
• Le plus intéressant est cet immense empierrement (le quai) qui court jusqu’au port proprement dit, implanté en amont sur la rive droite du Goyen. Au retour de pêche, les voiliers étaient pris en charge au bout de la jetée et halés à la cordelle par des parents, des amis ou des bénévoles de passage. Près de deux kilomètres…Un peu plus haut en amont, une passerelle (dite des Capucins) évitait le contournement (1) d’une anse peu profonde.
• En dépit de cette image paisible, il faut savoir que l’ endroit était considérée naguère comme l’une des plus dangereux de France, en raison d’une barre qui s’y forme par mauvais temps, et du banc de roches (la Gamelle) qui en complique l’entrée. De nos jours, chaque été, nombre de plaisanciers de passage s’échouent au bord d’un chenal déroutant. Ici, le GPS ne suffit pas…
(1) C’est une belle construction métallique qui existe encore.

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2 Responses to “Une image pour le plaisir”


  1. 1 BESCOND 13 juin 2013 à 22:58

    Ces jeunes filles qui posent devant le photographe ne brodent pas « selon la tradition de l’époque », elles travaillent à nourrir la famille. Dans les années 1902-1904, quand les sardines ont déserté les baies d’Audierne et de Douarnenez, on faisait la queue aux soupes populaires. Mme de Lécluse eut l’idée de vendre de la broderie et d’y faire travailler jeunes femmes et jeunes filles pour gagner quelques sous qui manquaient cruellement aux foyers. Elles brodaient nuit et et jour, à s’en crever les yeux, pas seulement pour la photo.
    YL

  2. 2 escales maritimes 14 juin 2013 à 10:37

    Elle était bien sympa madame de Lécluse, peut-être brodait-elle elle-même…
    Ce n’était pas le propos, Michel, mais c’est un beau sujet.
    Merci pour cet encouragement.
    M D


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