L’ironie foisonnante des pêcheurs basques

port St Jean DSCN0738Je ne sais pas si ça se fait encore, mais les pêcheurs basques (immenses marins s’il en est) avaient pour habitude de donner un surnom à leurs collègues de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure. Ils trouvaient là un moyen de se goberger d’un copain, en s’amusant de ses traits de caractère ou de ses défauts. Tout le monde connaissait, ces sobriquets. En voici quelques-uns, savoureux ou mordants, mais parfaitement authentiques et incompréhensibles pour qui n’était pas dans le secret.
• Ainsi, voisinait  : Avocat des pauvres, Benzoline, Boîte à clous, Fernandel, Crane d’obus, Cent kilos, Godillot, La Mule, Krouchtchev, Le Jockey, Louis XVI, Max la Menace, Minus, Omelette, Landru, Pattate, Peau de Boudin, Pistolet, Trois Francs Cinquante, Raz du Sol, Tarzan, Trompe la Mort, Zébulon, Journaliste… Et même Hitler !
D’autres noms, typiquement basques, et que je ne puis traduire, s’y ajoutaient…
• Quelle verve et quel sens de la formule ! Rien que de la gouaille, affûtée comme un rasoir, laissant deviner les travers ou le tempérament de l’intéressé.
J’ai trouvé cette tradition locale dans Altxa Mutillak, le magazine des jeunes pêcheurs basques, grâce aux recherches d’un collectif composé de Jeannot Alzate, André Arruti, Koxé Basurco, Ramuntxo.Basurco, Jean Delprat, Arturo Garcia, Jojo Harguingeguy, Jeannot Phagaburu.
Ils ont fait là du beau travail !
Porthos
• Image — Le port de Saint-Jean-de-Luz où Fernandel, Krouchtchev  et Landru ont peut-être navigué ensemble ! (photo Escales Maritimes).

2 Responses to “L’ironie foisonnante des pêcheurs basques”


  1. 1 LABROSSE J P 12 juin 2013 à 09:05

    Ailleurs aussi la coutume des surnoms existe.
    A Granville nous avons connu : Fusil, Taquet, bien d’autres et même dort en chi..t
    Ces surnoms avaient leur origine dans les attitudes, habitudes, usages des sus-nommés. Ce ne devait pas toujours être facile à porter.
    Salutations maritimes
    JP L

  2. 2 duduche 12 juin 2013 à 10:36

    Dans beaucoup de cas, on herite egalement du surnon de son pere ,le but n’etait pas du tout de se « goberger » d’un collegue , c’etait plutot un raccourci et nous ne prononcions pas le nom de famille , d’ailleur aujourd’hui encore je connais certains que par leurs surnons


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