Sous la falaise, les galets en hordes multiples…

cheval-5En Haute-Normandie, on récoltait naguère, les galets accumulés au pied des falaises. Ces pierres rondes sont des rognons de silex inclus dans le mur  de craie qui, après effondrement, sont usés par la mer qui ne cesse de les rouler. Il leur faut de 6 mois à un an pour prendre leur forme de pomme de terre, perdant au passage 30 % de leur masse d’origine.
• Les galets du Tréport sont uniques au monde ; ils gisent en quantité énorme, mais surtout, ils sont de qualité exceptionnelle (99 % de silice). Ils ont servi à tout : matériaux de construction, fabrication de munitions, outils de concassage, additifs pour la porcelaine et les cosmétiques. Une véritable industrie en est née à la fin du XIXᵉ siècle, alimentée par la collecte du précieux minéral Collecté par  les riverains. Cette tradition est restée symbolisée jusqu’au milieu des années 80 par monsieur Marcassin, aidé de son épouse et de leur jument Sophie, ramassant chaque jour, et par tous les temps, leur chargement de patates. Une par une, et à la main, s’il vous plaît…
• Il existe trois catégories de galets.
– Le galet noir, très recherché notamment pour la porcelaine de Westwood.
– Le galet gris, qui ne contient aucun élément métallique, utilisé pour les peintures et les dentifrices.
– Le galet bâtard, ni gris ni noir, employé dans les travaux publics en raison de sa dureté.
– De tous temps des sculpteurs de plage ont utilisé ces pierres aux formes étranges, pour constituer des œuvres éphémères et parfois immenses.
• Commentaire – Aujourd’hui la loi interdit de ramasser des galets, sachez-le ; mais alors, comment font les industriels et les décorateurs pour en utiliser ? On en vend dans les supermarchés…
Milady
• Image – Les époux Marcassin chargeant le bât de Sophie, visiblement résignée…
(Sources : brochure de la ville du Tréport et  le film «  Il était une fois Le Tréport »)

1 Response to “Sous la falaise, les galets en hordes multiples…”


  1. 1 Quiesse. Guy 10 juin 2013 à 09:01

    Dans le cargo que je commandais, il m’est arrivé d’avoir chargé quelques centaines de tonnes en vrac de ces galets, c’était au Havre dans les années 70. Je savais que c’était pour faire de la porcelaine, et je me disais qu’à ce train, les falaises aux quelles on ôtait ce pied brise lames naturel, ne résisteraient pas bien longtemps, et s’effondraient plus rapidement Heureusement vous m’apprenez qu’on a mis fin à la chose, avant que la tour Eiffel soit au bord de la falaise, prête à basculer et appareiller vers l’Amérique !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




Contact
« Escales Maritimes » est ouvert à tous. Contributeurs, informateurs, critiqueurs, approbateurs, suggestionneurs…
Pour ceux-là, une seule adresse : escales.maritimes@orange.fr

Archives

Faites connaître
Escales Maritimes !

Ajoutez ce lien dans votre site :
https://escales.wordpress.com/

Affichez cette bannière dans votre site en copiant le code suivant dans votre page html :
<a href="https://escales.wordpress.com/"><img src="https://escales.files.wordpress.com/2010/01/escales3.gif" alt="" width="180" height="60" /></a>

Les opinions émises ne sont pas nécessairement celles d'Escales Maritimes ; elles sont de la responsabilité de leurs signataires.


%d blogueurs aiment cette page :