Portait de bateau : la galère venitienne

Tout de suite ceci : le nom de Galère (ou Galée) est attribué à une famille de bateaux très ancienne. Il s’applique à des navires de types différents, dont la formule n’a cessé d’évoluer au cours des âges. C’est dire que la définition de la Galère-type n’existe pas. On ne peut que parler d’une certaine catégorie de galères en usage dans une région précise  et à une certaine époque.
Il s’agit ici de la Galère vénitienne de la moitié du XVIᵉ siècle (vers 1550)
• Cette Galère, comme ses soeurs, est originaire de la Mer du Levant (bassin méditerranéen) ; d’une manière générale, on les appelle  bateaux longs, par opposition aux bateaux ronds naviguant en Mer du Ponant (Atlantique). Un fin fuseau, long de 35,50 m pour une largeur de 7,50 m, tirant d’eau de 1,25 m, voilure latine de 320 m². Son étrave porte une sorte de rostre jouant le rôle d’éperon ; elle est armée de six canons dont quatre de chasse. Deux cents hommes à bord, 20 marins, 80 soldats, 100 rameurs, sous la férule du redoutable comite. Certains d’entre eux ne sont pas des condamnés mais des volontaires appelés  bonnevoglies. La Galère  navigue à la voile lorsque le temps le permet, mais en cas de calme plat ou d’action de guerre, elle marche à la rame, maniée par les galiots de la chiourme. Sur cette Galère vénitienne on ne compte qu’un seul rang de rameurs.
• Sa silhouette est superbe, élégante et racée, montrant sur l’arrière le salon luxueux réservé au capitaine et appelé tabernacle. A ses pieds, les galériens souffrent, dans la puanteur et la vermine…
• La marche à la rame est appelée vogue ; il y a deux sortes de vogues, d’abord la vogue normale de 12 à 15 palades (coup de rame par minute), mais au combat, la vitesse double (20 à 30 palades) et elle peut durer des heures, c’est la pousse vogue, parfois infligée comme punition. La Galère ne combat jamais sous voiles, l’affrontement obéit à un rituel immuable : chaque adversaire cherche d’abord à briser les rames de l’ennemi en le serrant au plus près. Au passage on le bombarde de feu grégeois, jarres remplies d’abeilles ou de serpents venimeux et, bien entendu, d’une volée de flèches. Dès que l’instant est favorable on risque l’éperonnage dont il faut vite se dégager avant l’abordage mené par les soldats (soubresaillants). Ensuite, c’est le carnage… A l’issu du combat la galère perdante est capturée,  incendiée ou coulée ; détail qui ne change rien pour la chiourme, qui reste enchaînée à son banc de nage…

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