




Avertissement : Escales Maritimes est heureux d’offrir à ses amis, et avant tout le monde, le compte-rendu de la première journée du Salon. Pas question d’emboucher ici les trompettes des faire-valoir habituels. Ici, on dit ce qu’on voit, on écrit ce qu’on pense… Petit florilège.
• Le salon est plein, comme un œuf, on a même refusé du monde, les organisateurs jubilent. C’est vrai, il est plein. Petit bémol tout de même, le remplissage s’est fait avec 20% de surface en moins ! Les allées sont plus larges.
• C’est la grande fête du nautisme ; oui, oui mais c’est aussi un grand bazar clinquant, une kermesse bruyante, avec animations et attrape-gogos. Drôle d’ambiance… Un raz de marée de nouvelles courses, défis, challenges à la voile, comme si le bateau ne se concevait que sous l’angle de la compétition. Recette : des stars, des bateleurs et des admirateurs… Attention, la course ne forme pas des marins, seulement des spectateurs ! Une exception pourtant, la sympathique Trégor Classique (3 jours de voile en baie de Lannion) ; on y reviendra.
• Les « Majors » (Amel, Bavaria, Bénéteau, Dufour, Jeanneau, etc.) qui annexent régulièrement un vaste espace à l’entrée du Hall 1 étalent leur luxe et leur puissance. Le petit peuple des curieux admire un peu comme Gilbert Bécaud allait voir les avions à Orly, pour rêver, rien de plus. Pour visiter il faut prendre rendez-vous. Ambiance feutrée, élitiste, on fait du business. Certains apprécient…
Les temps étant durs les « grands » rivalisent de nouveautés : nouveaux bateaux, nouvelles formules, nouveaux gadgets. Dufour propose ainsi huit versions d’un même voilier ! (le 525). Ça fait vendre (paraît-il), même si les prix ne sont pas affichés…
• Le vrai salon est ailleurs, dans les allées périphériques où de petits chantiers proposent des solutions bourrées d’intelligence. Là il y a des idées neuves. Le « classique/moderne » suscite des formules astucieuses inspirées par les concepts traditionnels et les matériaux modernes. Par exemple l’I Kone, le Pen Hir, le Clin d’œil ou le Pabook love qui est notre coup de cœur du Salon 2009 (nous en reparlerons bientôt). Autre remarque : une large participation de la plaisance douce (voile/avirons et kayaks) ; bateaux rigides, semi-rigides, pliants, gonflables… et plein d’idées novatrices à la clef. Une tendance sympathique peut-être liée à la crise.
• Constat indiscutable : pour ce premier jour, pas mal de monde . « Ils » sont venus… Alors pourquoi le plaisancier moyen vient-il au Salon ?
Il vient pour se faire plaisir, voir de beaux bateaux (pas forcément les gros bateaux) chercher des nouveautés (attention aux pseudo-nouveautés), traquer les astuces, bénéficier de promos, etc. Rencontrer ses copains, aussi. Bref pour profiter de ce qui est vraiment nautique dans la fête. Malheureusement il n’y a pas que ça…
• Le plaisancier moyen se fout pas mal des animations, du tape-à-l’oeil et des flonflons, ce qu’il appelle « le cinéma » ; il a Patrick Sébastien pour ça. À la limite tout ça l’exaspère, la cuisine inclinée à 20° (la gîte, ah, ah !) le fait sourire, les vendeurs en costard-cravate l’énervent ; il regrette le temps des vrais Salons, où il pouvait parler avec les patrons de chantier, les voiliers, les architectes, toujours disponibles pour un débat bon enfant. Le temps où le bureau du Secrétaire général de la F.I.N. était toujours ouvert…
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