Eh bien ça y est. Le bateau qui venait du froid a cessé de faire des ronds dans l’eau. L’Arctic Sea vient d’être autorisé à gagner un port pour y faire de menues réparations. Et vous savez lequel ? La Valette, Malte ! Ça vous rappelle rien ?
Les autorités maltaises, dont on a pu apprécier la rigueur maritime, ont visité le navire à la recherche d’éventuelles substances radioactives. Elles n’ont rien trouvé ; que des copeaux de bois. Il n’y a donc plus d’obstacle à l’entrée du vaisseau fantôme en… Europe. Voilà qui rassure.
Archive pour la catégorie 'Marine marchande'
Happy end pour le vaisseau fantôme
Publié 2 novembre 2009 Marine marchande , Navires Laissez a un commentaireBuvons un coup, buvons-en deux …
Publié 24 octobre 2009 Environnement , Marine marchande , Navires , Voile Laissez a un commentaire
C’est un beau projet, éthique, intelligent et respectueux de l’environnement, mais qui a du mal à démarrer. Il s’agit de créer tout une flotte de voiliers qui devraient transporter… devinez quoi ? des vins du sud ouest, Médoc, Graves, Sauternes, etc. Nous qui n’avons rien contre le jus de la treille (mais alors rien du tout), vous pensez bien que ça nous a fait réagir. Voici donc ce que nous avons appris.
L’idée en revient à Frédéric Albert qui a décidé un beau jour qu’il devait faire quelque chose pour la planète aussi bien que pour le vin de Bordeaux. Bonne idée…
Passons sur les détails ; il a donc créé la Compagnie de Transport Maritime à la Voile (CTMV) et a confié au bureau Ship Studio le soin d’en étudier un prototype. C’est lui que vous pouvez voir ci-contre.
La CTMV devrait fonctionner avec une cinquantaine de producteurs ; son capital de 50 millions € est détenu à 70% par des « investisseurs privés » (importateurs irlandais et britanniques). L’un de ses premiers objectifs est d’être agréée par Ecocert-Ecopass comme Première flotte européenne de Marine Marchande à voile ! Ça paraît sérieux. Et de surcroît écolo… Pourquoi pas ?
Mais revenons au voilier ; c’est un ketch de 45 m sur 10, construit en acier coque à bouchains vifs, biquille, portant une voilure classique (bermudienne) de 1 000 m² (!) ; sa capacité d’emport est de 208 tonnes de bons crus. À votre santé ! Continuer la lecture ‘Buvons un coup, buvons-en deux …’
Le plus grand navire jamais construit…
Publié 14 octobre 2009 Construction navale , Environnement , Evénement , Marine marchande Laissez a un commentaireSi l’on en croit le Figaro, la Compagnie Shell envisage de construire un gigantesque bâtiment de 600 000 t. (vous avez bien lu : 600 000 !) de près de 500 m de long ! Deux fois la longueur du Charles-de-Gaulle… Il aura la forme d’un navire mais sera surtout une usine capable, grâce à un procédé inédit, de liquéfier en mer, le gaz naturel prélevé au large de l’Australie. S’affranchissant ainsi d’infrastructures à terre et de gazoducs vulnérables et coûteux. On ne sait si l’on doit s’en réjouir, mais on sait déjà que le budget sera de quelque 5 milliards de dollars. Jusqu’à présent le plus grand pétrolier du monde le Batillus et son sister ship Pierre Guillaumat, mesuraient 414,22 m (cargaison de 677 000 m³).
Vieux pétroliers : pas si simple…
Publié 14 octobre 2009 Construction navale , Marine marchande , Navires , Sécurité Laissez a un commentaireEn réaction à notre billet du 8 octobre, voici un avis – autorisé – qui remet les pendules à l’heure.
Guiseppe Savarese, l’armateur de l’Erika a, à la fois tort, bien évidemment à propos de son navire, mais aussi raison, même si cette affirmation peut en faire sursauter plus d’un…
En effet, la question n’est pas si simple et mérite d’être examinée de façon plus approfondie, car si dans l’absolu un navire de cinq ans est plus sûr qu’un de vingt ans, de nombreux facteurs peuvent influer sur l’état réel de ceux ci.
D’abord la construction avec l’échantillonnage (épaisseur des tôles et des structures) l’expertise du chantier et de ses ouvriers, la surveillance des assemblages (soudures…) etc. Certes, des règles existent et normalement les plans et la construction sont soumis à la surveillance d’un organisme de contrôle, en général une société de classification agrée par chaque Etat dans lequel sera enregistré le navire. Mais déjà à ce stade bien des différences peuvent intervenir qui auront un effet direct sur le vieillissement du navire.
Ensuite, l’exploitation et Continuer la lecture ‘Vieux pétroliers : pas si simple…’
Vive les vieux pétroliers ?
Publié 8 octobre 2009 Environnement , Législation , Marine marchande , Sécurité 1 Comment
Allez, une question bête et méchante : je lis dans Le Figaro que Guiseppe Savarese l’armateur du sinistre Erika, a déclaré au procès en cours (en appel et 10 ans après les faits !) qu’il n’est absolument pas vrai qu’un navire de 20 ans d’âge présente plus de risque qu’un bateau de 5 ans. Nous, on a des doutes… Qu’en pensent nos amis marins et officiers de la Marine Marchande ?
A vos claviers …
• Notre photo : panneau placardé dans le Finistère juste après le naufrage ; ah les veinards !
Après le Hollandais, voici le Maltais volant…
Publié 4 octobre 2009 Evénement , Marine marchande , Navires Laissez a un commentaireLu dans Le Monde du 30 septembre :
(…) L’Arctic Sea devait être rendu à son propriétaire. Il n’en est rien. La société propriétaire du bateau, ArcticSea LTD Malta, enregistrée à La Valette (Malte), ne semble guère pressée de le récupérer, et Solchart Management AB, son exploitant russe basé en Finlande, est au bord de la faillite. Alors, tel un vaisseau fantôme, le cargo erre depuis des semaines dans les eaux internationales au large de l’archipel des Canaries. Une escale technique dans le port de Las Palmas lui a été refusée. Et il est indésirable à La Valette. Personne n’en veut : trop d’ennuis en perspective.
Mais misère, que fait James Bond ?
Peut-être aimerez-vous « Quai des sirènes »…
Publié 16 septembre 2009 Bibliographie , Divertissement , Images , Littérature , Marine Plaisance , Marine Pêche , Marine de Guerre , Marine marchande Laissez a un commentaire
Avec mon ami Christophe Verdier nous avons construit ce bouquin dont le sujet central sent la marée, les épices et le gasoil ; bien entendu, il parle de bateaux, d’escales et de rencontres interlopes. Cent vingt aquarelles de Christophe sur lesquelles j’ai plaqué une vingtaine de pochades, un peu désinvoltes. Il semble que le résultat sonne plutôt juste, l’osmose textes-images fonctionnant naturellement comme l’amitié des deux auteurs. Bref, Quai des sirènes est globalement conforme à notre projet…
Si, comme nous, vous aimez les ambiances portuaires, les escapades océaniques, et les belles images de mer, ça pourrait vous plaire. Il y a de tout, du cap Nord aux Kerguelen, de Recouvrance à Hong Kong avec, en permanence, une certaine émotion du regard et du commentaire. Un patchwork de rouille, d’écume, de glaces et de crépuscules ; une fresque d’engins industrieux, de ferrailles contorsionnées, de cuves et de silos ; des instantanés de la vie maritime, en mer ou au port. Et tant d’autres choses…
Précision. Pas question ici, de faire de la retape pour notre bouquin mais simplement d’en signaler la sortie aux amis d’Escales Maritimes, qui pourraient en apprécier l’esprit et la couleur…C’est tout. (Et c’est bien comme ça !)
Mais quoi ? Un dernier coup d’œil sur l’eau salée, en douce, après les vacances, ça ne peut faire de mal à personne…
Maurice Duron
• Quai des sirènes – Christophe Verdier et Maurice Duron – Marines Editions – Septembre 2009 – 29 €.
« L’Arctic Sea » ne répond plus…
Publié 14 août 2009 Evénement , Marine marchande , Navires , Sécurité Laissez a un commentaire
Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Le cargo Arctic Sea, battant pavillon maltais se serait volatilisé après avoir été attaqué entre la Suède et le Portugal, par des pirates très spéciaux. Si cela se confirme ce serait une première dans les eaux européennes. Il était armé par un équipage russe de 15 hommes et transportait du bois à destination de l’Algérie. Mais pour autant qu’on peut le savoir aujourd’hui 14 août, l’affaire présente plusieurs aspects extravagants.
1/ Le bâtiment aurait été attaqué le 24 juillet par 10 hommes armés (selon l’Agence Tass) déguisés en policiers au large de l’Ile d’Öland. (Suède)
2/ L’alerte n’a été donnée que 10 jours plus tard par l’armateur finlandais.
3/ Le bâtiment, contrôlé par radio dans la Manche n’aurait nullement fait état de l’attaque.
4/ Selon les autorités espagnoles le navire n’a pas franchi le Détroit de Gibraltar ; on peut donc supposer qu’il a été détourné vers l’Atlantique sud ou ouest.
5/ Le dernier contact automatique (AIS) avec le cargo aurait eu lieu le 30 juillet alors qu’il se trouvait au large de Brest. (Il fut par la suite repéré par un avion au large du Portugal).
6/ Les informations officielles émanant de l’Europe sont floues, imprécises, et les rumeurs parfois contradictoires. (Suffit de lire la presse). Voilà donc une bien étrange histoire qui peut être une extension de la piraterie, une affaire de grand banditisme (trafic de drogue ou d’armes), un « coup » terroriste, autre chose encore… ou tout simplement un pétard mouillé. Bien bizarre tout de même…
(La photo a été chapardée au Figaro)
Athos
Transport maritime : sympas, les banques…
Publié 14 août 2009 Evénement , Marine marchande Laissez a un commentaire
Pour cause de crise dans le transport maritime, les banques se mordent les doigts. Les armateurs ont du mal à rembourser leurs prêts de financement, mais plutôt que saisir en masse des navires qui leur resteront sur les bras, elles préfèrent (pour l’heure) une autre stratégie.
Dans une analyse récente, le journal « Lloyd’s List » soulignait ainsi le paradoxe. D’un côté, les banques pourraient dans les prochains mois être amenées à augmenter les saisies de navires. De l’autre, elles y réfléchiront à deux fois avant de le faire à grande échelle, en raison du ratio « Loan to Value », c’est-à-dire la balance entre le montant du prêt et la valeur de l’actif que ce prêt a permis de financer. En d’autres termes, la valeur des bateaux s’effondre, autorisant les banques à intervenir, mais plutôt que « se payer sur la bête », elles préfèrent la plupart du temps renégocier avec l’armateur les termes du prêt. Car vu l’état du marché, elles ne trouveraient pas d’acquéreur pour le bateau. Mieux vaut donc, dans ces conditions, laisser l’armateur le faire naviguer… S’il le peut.
(Voir aussi notre billet du 12 juin 2009)
Cyrano
Regardez bien cette photo, elle a été prise récemment devant Singapour où des centaines de navires attendent… Lèges et immobiles. Au total, 735 bâtiments (oui, 735 !) restent au mouillage parce qu’ils n’ont plus rien à transporter… Selon un chroniqueur du New York Times, cette situation résulte du plongeon des exportations des grands pays d’Extrême Orient, Chine, Japon, Philippines, Singapour, etc. En avril les exportations chinoises ont chuté de 22,6% par rapport au même mois de 2008 ; aux Philippines de 30,9%. Du coup les prix se sont eux aussi effondrés dans des proportions faramineuses. Par exemple, pour un même tonnage et pour un même voyage, les prix sont passés en quelques mois de 300 000 $ à 10 000 ! Sur la rade, ce gigantesque rassemblement, ressemble à un cimetière d’animaux préhistoriques…
(Photo Keith Bradsher)