Archive pour la catégorie 'Marine de pêche'

Le Patchiku en route pour de nouvelles aventures

Escales Maritimes a ses chouchous… Parmi eux, le Patchiku, dont nous avons suivi la restauration depuis avril 2010. Eh bien! les travaux se terminent, le moteur est en place, les cuves à gazole et les batteries aussi. Tout marche.
Récemment, la passerelle fabriquée par le Chantier Marin a traversé Ciboure pour être positonnée sur la coque, déjà à flot. Des bras, des planches et quelques serres-joints ont fait l’essentiel, la grue du port de pêche a fait le reste…
Le résultat est vraiment sympa : un nouveau Patchiku, pimpant comme à son neuvage. Restent quelques finitions, de peinture et accastillage et le vénérable thonier sera prêt à appareiller. On le verra d’ailleurs au Salon Hendaye fête le printemps du 28 avril au 1er mai où il se rendra par ses propres moyens.
Ainsi s’achève une rénovation réussie, soutenue par la Drac Aquitaine (Direction régionale des affaires culturelles) qui a parrainé toute l’opération, initiée par  Philippe Fautous, l’heureux propriétaire.
Cela dit sans oublier nos compliments aux artistes Pantxo, Luisito et Julien ; on trinque à leur santé !
Cyrano
• Images – A gauche, l’installation du moteur flambant neuf ; au centre, la pose de la passerelle (au millimètre !); à droite le look avantageux du nouveau Patchiku

« La Janine », la virtuosité au service du métier

En 2004 l’Association « Les Bateaux d’Ulysse » acquiert La Janine, un caseyeur de 19,60 m construit en 1956, chantier Keraudren, à Camaret. Un bel exemple patrimonial qui mérite de re-naviguer. Le bateau est classé Monument historique, et doit faire l’objet d’une rénovation importante. En accord avec la DRAC Bretagne, il sera  pris en charge par le Chantier Y & Y de Douarnenez. Encore faut-il le mener jusque-là. Car le vénérable bateau est à Camaret sur le haut du célèbre Sillon. La distance n’est pas si grande, mais la jolie Janine est intransportable par la route. Reste la seule solution que vous avez déjà devinée : elle ira par la mer !
• Comment la remettre à l’eau ? Aucun moyen de levage, grue ou portique de manutention n’étant disponible sur place, le chantier choisit de se débrouiller avec ses seuls moyens. Pas évidente, l’affaire…
Qu’à cela ne tienne, Yves Tanguy le patron de Y & Y n’est pas homme à baisser les bras facilement : la manutention et mise à l’eau se feront… à main d’homme ! Il imagine alors un scénario simple mais légèrement audacieux exigeant la maîtrise absolue de ses différentes phases. Voyons cela.
• Par chance, le bateau est posé assez haut sur ses tins, permettant de glisser un chariot sous sa coque. Celle-ci est d’abord emmaillotée d’une bâche en plastique assurant (très provisoirement) son étanchéité. Reste à la poser sur le chariot ; c’est là que tout se joue. Elle va être soulevée, ses tins abaissés, puis reposée au moyen d’un cric hydraulique (manuel) de 50 tonnes ! D’abord par l’avant, centimètre par centimètre, puis par l’arrière et ainsi de suite. On soulève les 70 tonnes environ (en fait 35 tonnes à chaque fois), on réduit les cales, et on recommence… Cinq hommes sont au travail, sans le secours du moindre engin mécanique. Vertigineux !
• Lorsque La Janine est finalement posée sur le chariot, elle est manœuvrée par un camion qui, lentement, va la pousser vers la cale de mise à l’eau. A partir de là, elle glissera peu à peu, retenue par un câble passant par un palan à huit brins et saisi sur un point fixe. Au bas de la pente, elle s’arrêtera et attendra paisiblement que la marée vienne la prendre. Ça, c’est le plan. Lire la suite ‘« La Janine », la virtuosité au service du métier’

Les experts traquent le bateau fantôme

Notre précédent Bateau de la mémoire n° 66 a fait surgir une interrogation imprévue : quel type de bateau figure sur la carte postale ? Nous, nous avions parlé avec précaution d’une vaquelotte ; ce n’est pas ça. On pencherait maintenant (sous toutes réserves) pour un Camin du Havre. L’ami Jean-Louis a suggéré un bautier, puis un flobart de Berck ou d’Etaples ; ce n’est pas sûr. Surtout, les érudits consultés, comme François Renault (1) et Jacques Flambard avancent à pas comptés sur une identification qui paraît délicate.  On ne s’attendait pas à ça… Que disent ces experts ?
François Renault – A première vue le bateau n’est pas loin d’être au sec, il a son safran embarqué, on le devine sur le couronnement et on voit un fémelot sur le tableau entre le nom (que je crois être) Cygne et le nom de Caen. A ma première réflexion,  j’ai pensé à  Labrèque (2) : le père mais…?  le dessin sur la voile est très bizarre.
 Il y a  le système de support de la bôme du tapecul qui est de toute évidence  métallique et pas “de chez nous” (3). On n’a jamais entendu parler de ça chez Labrèque !!!  J’ai cherché dans quelques listes ce nom de bateau dans les photocopies de la matricule du quartier de Caen : mais pas trouvé.
(…) Il y avait des petites chaloupes à clins, dans le même style au Havre au XIXᵉ . On peut en voir avec grâce aux  peintres comme Boudin. Lire la suite ‘Les experts traquent le bateau fantôme’

La destruction des grands fonds s’accélère

Je lis, dans la revue Sciences et Avenir (décembre 2011), les propos de Robert Calcagno, (Directeur général de l’Institut océanographique de Monaco) qui mettent les pendules à l’heure. C’est un savant qui parle, écoutons-le.
- La première menace pesant sur les abysses, ce sont  les déchets, toujours plus nombreux. Solides ou liquides, ils finissent tous à la mer. La seconde est la surexploitation, notamment celle des poissons pour la pêche commerciale. Certaines espèces sont en voie de raréfaction, alors que les pêches profondes au chalut ont commencé il y a seulement une trentaine d’années ! Nous avons fait les choses à l’envers : l’exploitation a commencé avant l’exploration et la réglementation.
Décidément, l’inconscience humaine est abyssale !

L’épopée des pêcheurs basques en neuf images

Cette série de photos est un hommage aux pêcheurs basques. A notre grand regret, elle nous pose un petit problème. Nous n’avons pas été en mesure  de savoir quelle en était la provenance. Nous nous en excusons auprès de leur(s) auteur(s) mais nous remercions Guy Quiesse  qui nous l’a adressée.
Ces images émouvantes  méritent-elles un commentaire ?  Sans aucun doute, mais nous ne disposons pas d’une documentation  suffisante pour en parler valablement. Nous nous abstiendrons.
Le mieux est de les feuilleter en rêvant un peu à l’épopée des marins basques,  grands pêcheurs et grands découvreurs s’il en est. Tout ce qu’on peut dire c’est que ces clichés remontent probablement à la période allant des années 30 à 1960 environ. La photo de la Christiane (1954), échouée devant le fort de Socoa, montre la récupération du moteur à marée basse ; on a carrément ouvert le flanc du chalutier pour y parvenir (Source Altxa mutillak). La dernière photo représente 80 tonnes de thons étalés sur le quai de Saint-Jean-de-Luz en 1952.
Une belle, une très belle, tranche de vie des marins de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. De grands bonshommes… Regardez.
(Voir aussi la belle histoire de la reconstruction du “Patchiku”).
Athos

Terre-Neuve, les petitesses du grand métier

On le sait, la pêche à Terre-Neuve n’a jamais été une sinécure. Métier terrible, insalubre, dangereux, mais aussi métier d’esclaves, où les armateurs tenaient d’une poigne de fer les malheureux équipages. Témoins ces quelques obligations (il y en a 21 au total) figurant au contrat des matelots de la Thémis, armée en 1770 par la demoiselle Péronnelle Richard de Binic (22).
- Si des marins étaient arrêtés par la maréchaussée avant le départ, ils devraient rendre leurs avances (denier à Dieu). Les héritiers de ceux qui mourront pendant le voyage ne pourront prétendre à rien.
– Pendant que le navire sera en rade, ils feront le quart par tiers, jour et nuit. Leur seul salaire durant cette période sera leur nourriture.
– Le navire, paré à faire voile, les engagés se rendront à bord sous peine d’être traités comme déserteurs, de restituer leurs avances et de supporter toutes les conséquences.
– Le navire sous voiles, les salaires ne seront acquis que lorsqu’il sera avancé au-delà Lire la suite ‘Terre-Neuve, les petitesses du grand métier’

Le “Patchiku” va retrouver la mer

La rénovation de la coque du Patchiku, que nous suivons depuis le début, est pratiquement terminée.
Après la pose des lattes du pont, et des bordés de la coque, l’équipe a entrepris un calfatage général. (Voir Dico si nécessaire). Gros boulot… Après masticage, et une première couche de peinture, la carène a été totalement poncée ; le pont a, lui aussi, été poncé. Les finitions sont en cours. Le résultat est excellent : coque et pont ont recouvré une nouvelle jeunesse.
• Pantxo, Luisito et Julien du Chantier Marin de Ciboure, peuvent être fiers de leur travail ; ils ont respecté les contraintes techniques et tenu leur délai. Quant à l’heureux propriétaire, Philippe Fautous, il ne cache pas – à jute titre – sa satisfaction.
• Le thonier rénové sera mis à l’eau le 12 septembre et présenté au public durant les journées du patrimoine les 17 et 18 de ce mois.
En parrainant la rénovation, la Drac Aquitaine (*) a vu juste et c’est très bien ainsi.
• Escales Maritimes souhaite longue vie au nouveau Patchiku qui n’en a pas fini avec la mer…
M. D.
( *) Drac : Direction régionale des affaires culturelles.
• Photos : à gauche : l’admirable travail des charpentiers ; au centre : la pose des lattes de pont… au millimètre ; à droite  le calfatage de la coque.

Appel aux experts du modèle réduit

Un de nos bons amis vient d’acquérir la superbe reproduction d’un bateau de pêche de la Manche, gréé en bourcet-malet  (voir Dico si nécessaire). C’est un modèle réduit, très soigné, identifié par François Renault comme un crevettier de la Somme et immatriculé à Saint-Valéry.
• Notre homme, qui s’y connaît en bateaux traditionnels, se pose pourtant quelques questions  (voir photos).
- Quel est l’usage de la pièce de bois rapportée sur le bordé bâbord ? Est-elle en relation avec l’engin de pêche ?
- Quel est l’usage de la pièce en anse, rapportée sur l’avant du mât de misaine, munie d’une estrope fermée par un cabillot  ? (Retourner au Dico si nécessaire).
- Par quel dispositif abat-on – et surtout mâte-t-on – le mât de misaine ? Pour quelle pêche ?
- Manque-t-il de l’accastillage en complément du cabestan (poulie de renvoi par exemple) ?
Nos images pourraient aider quelques érudits à lui répondre.
• Caractéristiques de base : longueur HT 160 cm, longueur de la coque 90 cm, largeur au maître bau 33 cm, tirant d’eau au talon 11 cm,
Escales Maritimes tient à leur disposition une description détaillée du bateau ; suffit de la demander.
• Dernière précision : Le bateau porte le joli nom de Fleur d’Avril. (Peut-être Fleur d’Amour). Date inconnue.
Athos

Le Bugaled Breizh fait route vers la vérité

Très mystérieux, Yann Queffelec dans une émission diffusée aujourd’hui 4 juillet sur France Inter. Il nous annonce que l’affaire du Bugaled Breizh va incessamment connaître des développements inattendus. On a déjà parlé d’un sous-marin… Certains éléments sont encore secrets, mais... Il se refusait à les préciser .
- On va enfin connaître la vérité ? interroge l’intervieweur.
- Je ne sais pas si on la connaîtra dans son entier mais on va grandement s’en approcher .
En d’autres mot, nous voilà prévenus, la vérité va faire un grand bond en avant ; tant mieux. Attendons.
Aramis

Le “Patchiku” achève une rénovation exmplaire

De bonnes nouvelles du Patchiku, ce thonier basque dont nous avons suivi la rénovation. Le travail est bien avancé au Chantier Marin de Ciboure (64). Les bordés sont en place, rivetés sur les membrures ployées. La coque est refaite ; 3 500 rivets ont été posés. Ne reste vide qu’un espace entre deux bordés (bien visible sur la photo) servant à passer les serre-joints nécessaires à la fixation de la nouvelle bauquière. (Voir le Dico si nécessaire).
Pantxo, Luisito et Julien, les sympathiques complices du Chantier Marin ont également assemblé les barrots de pont qui laissent entrevoir la silhouette définitive du bateau. La prochaine étape sera la pose du dernier bordé appelé « la clef » et la mise en place des cloisons. Bref, le Patchiku est en train  de recouvrer une nouvelle jeunesse dont tout le monde (vous et moi) pourra profiter durant les Journées du Patrimoine les 17 et 18 septembre prochains…
Une rénovation exemplaire dont la DRAC-Aquitaine (Direction  Régionale des Affaires Culturelles) peut s’honorer d’avoir encouragé

Aramis

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