Archive pour la catégorie 'Images'

Coup de vent en mer d’Iroise

Il y a quelques jours, les 13 et 14 novembre, un sérieux coup de vent s’est abattu sur la Bretagne ; 110 km/h à Penmarc’h. N’écoutant que ma curiosité maladive, j’ai fait ces quelques images, qui valent ce qu’elles valent. Pas de vague géante, mais du fort mauvais temps quand même ; au début, ça n’a l’air de rien, mais patientez, au bout d’un moment ça s’anime sévère ; les oiseaux de mer ne savent plus où se planquer. Quant à moi j’ai pris l’une des plus belles douches de ma vie, trempé jusqu’aux os…
Décidément, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour vous ?
Aramis

Peut-être aimerez-vous « Quai des sirènes »…

sirène okAvec mon ami Christophe Verdier nous avons construit ce bouquin dont le sujet central sent la marée, les épices et le gasoil ; bien entendu, il parle de bateaux, d’escales et de rencontres interlopes. Cent vingt aquarelles de Christophe sur lesquelles j’ai plaqué une vingtaine de  pochades, un peu désinvoltes. Il semble que le résultat sonne plutôt juste, l’osmose textes-images  fonctionnant naturellement comme l’amitié des deux auteurs. Bref, Quai des sirènes est globalement conforme à notre projet…
Si, comme nous, vous aimez les ambiances portuaires, les escapades océaniques, et les belles images de mer, ça pourrait vous plaire. Il y a de tout, du cap Nord aux Kerguelen, de Recouvrance à Hong Kong avec, en permanence, une certaine émotion du regard et du commentaire. Un patchwork de rouille, d’écume, de glaces et de crépuscules ; une fresque d’engins industrieux, de ferrailles contorsionnées, de cuves et de silos ; des instantanés de la vie maritime, en mer ou au port. Et tant d’autres choses…
Précision. Pas question ici, de faire de la retape pour notre bouquin mais simplement d’en signaler la sortie aux amis d’Escales Maritimes, qui  pourraient en apprécier l’esprit et la couleur…C’est tout. (Et c’est bien comme ça !)
Mais quoi ? Un dernier coup d’œil sur l’eau salée, en douce, après les vacances, ça ne peut  faire de mal à personne…
Maurice Duron
• Quai des sirènes – Christophe Verdier et Maurice Duron – Marines Editions – Septembre  2009 – 29 €.

La bulle rouge

Diapositive3C’est la photo de l’été, ou, si vous préférez, un souvenir de vacances… Pour le plaisir, voici un bel instantané pendant une régate au large. L’image vaut par sa qualité graphique et sa couleur, son cadrage parfait, mais aussi par l’instant particulier que représente une manœuvre de spi. On pense ici à la récupération de cette voile très spéciale et on s’interroge sur les choix de l’équipier de gauche : s’il lâche, la voile part en torche, s’il ne lâche pas, il risque de prendre un bon bain…
En tout cas la situation nous vaut ce drapé saisissant, éphémère, modelé par le caprice du vent. (Photo Alberto Saiz).

La mer et ses images

Diapositive16Diapositive17Diapositive10L’été est là. La période des vacances commence. Nous serons nombreux à rejoindre notre amie la Mer. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques surprises photographiques fluvio-maritimes, à la fois insolites et élégantes. Elles n’ont d’autre justification que celle du plaisir, pour l’amour des belles images et de l’eau salée réunies. On y voit à gauche  un grand voilier sous le Pont Flaubert, au moment des fêtes de Rouen, au centre,  les rameurs du Canal de Corinthe, minuscules au fond de la vallée, et à droite un fameux coup de gîte devant Tower Bridge, à l’ombre de Big Ben. Nous, elles nous ont bien plu, et  vous ?. Allez, souriez, vous n’êtes pas filmé.

Les dinosaures, aussi, sont au chômage…

13ship01-600Regardez bien cette photo, elle a été prise récemment devant Singapour où des centaines de navires attendent… Lèges et immobiles. Au total, 735 bâtiments (oui, 735 !) restent au mouillage parce qu’ils n’ont  plus rien à transporter…  Selon un chroniqueur du New York Times, cette situation résulte du plongeon des exportations des grands pays d’Extrême Orient, Chine, Japon, Philippines, Singapour, etc. En avril les exportations chinoises ont chuté de 22,6% par rapport au même mois de 2008 ; aux Philippines de 30,9%. Du coup les prix se sont eux aussi effondrés dans des proportions faramineuses. Par exemple, pour un même tonnage et pour un même voyage, les prix sont passés en quelques mois de 300 000 $ à 10 000 ! Sur la rade, ce gigantesque rassemblement, ressemble à un cimetière d’animaux préhistoriques…
(Photo Keith Bradsher)

Situation délicate par fort coup de vent

On ne sait rien de cette vidéo ; on la suppose prise à Larache au Maroc, c’est tout. La qualité est médiocre et la première minute sans grand intérêt, mais après… Les images parlent d’elles-mêmes, pas besoin de commentaire. Elles montrent que l’entrée de certains ports peuvent se révéler hasardeuses par vents forts, même si l’on en est pratique. Elles montrent surtout la maîtrise du patron de ce petit chalutier, qui fait une démonstration de son art de la manœuvre en situation délicate. Il s’esquive sous les lames dangereuses, fait tête aux plus hautes, évite de se faire prendre par le  travers, et attend le moment favorable pour tenter sa chance. Passera, passera pas ? Regardez et vous saurez…

On a (vraiment) bien aimé « Ponyo sur la falaise »

Je ne suis pas critique cinématographique, mais je vais vous parler d’un film… Et pas de n’importe quel film, un film de mer, un grand film d’animation, un volcan esthétique, riche et épuré à la fois. Il vous emportera sans vous laisser le temps de souffler. C’est un conte fantastique, dont l’argument est irracontable, trop compliqué, mais dont les images de mer sont une splendeur. L’inventivité, la connaissance maritime, la tendresse, la vision onirique de Miyasaki sont proprement époustouflantes ; le rêve vous transporte dès la première image, il ne vous lâche qu’à la dernière, en vous laissant la tête dans les étoiles… Entre temps vous avez dégusté des trouvailles, des rythmes et des couleurs comme vous n’en avez jamais vu. Bateaux, tsunami, plages et profondeurs, tout y passe, même des animaux préhistoriques… Un pur chef-d’œuvre, à mon avis. Miyasaki a dû naviguer jadis ou tout au moins fréquenter de près l’eau salée ; tout est juste, précis, mais interprété (sans effets spéciaux) avec une maîtrise renversante. Allez le voir (pub intentionnelle), il n’est jamais niais ou grossier mais n’y menez pas vos petits enfants, car il est parfois impressionnant. La promotion dit « pour enfants à partir de six ans », attendez plutôt dix ans, c’est mieux…
La grande majorité des critiques est enthousiaste, seuls quelques-uns font la fine bouche. Sacrés terriens ! Évidemment, ils n’ont rien compris à la mer…
Aramis
• Réalisateur : Hayao Miyazaki , producteur : Toshio Suzuki. Durée 1h55.  Actuellement en salles.

Pas si barges, ces Anglais…

Encore une petite vidéo pleine de charme… De quoi s’agit-il ? D’un rassemblement de barges de la Tamise, magnifiques chalands de charge, qui se réunissent ici pour une prétendue régate. En fait, c’est un prétexte pour recréer l’ambiance de la célèbre rivière du temps où tout se faisait à la voile. Et nous offrir du même coup de bien belles images… Les barges de la Tamise, apparues vers 1830, sont de forts bâtiments de 20 à 25 m, transportant plus de 100 tonnes de marchandises et manœuvrés par deux hommes seulement ; pour la « régate » ils sont plus nombreux à bord car le plaisir se partage. Autre observation, les barges sont lèges, c’est-à-dire non chargées. Reste que leur superbe voilure à livarde (grand voile et tapecul) donnent bien l’impression de leur redoutable efficacité. Et comme elles ont un faible tirant d’eau, les Anglais ont l’habitude de dire qu’elles étaient capables de flotter sur une bonne rosée… Ceux qui souhaiteraient en voir une de près peuvent se rendre au Port-Musée de Douarnenez où l’une d’elles, North Down, est conservée à flot.

Clin d’œil

chats-maison-blancheCette petite image pour le plaisir… Elle a été prise à Maison Blanche (Brest) où des cabanons s’accrochent à la côte comme des sortes de favelas. Sur l’une des bicoques, cet aimable avertissement, plein de bon sens, probablement l’œuvre d’un enfant… Ça nous a plu, on espère que ça vous plaira.

Les croiseurs japonais, avaient-ils le mauvais œil ?

mikumaJ’ignore si les marins japonais sont aussi superstitieux que leurs collègues occidentaux, mais si tel est le cas, on les comprendrait un peu. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils possédaient quatre croiseurs lourds identiques, le Mogami, le Suzuya, le Kumano et le Mikuma. Longueur 206 m, vitesse 37 nœuds, armement, entre autres, de 15 pièces de 155 (cinq tourelles triples), 12 tubes lance-torpilles, trois avions. Pas des montres du genre Yamato, mais tout de même…
Eh bien ! tous les quatre connurent un destin tragique. Aucun ne revint jamais au Japon, comme si la série avait été marquée par le destin.
Ça commence en pleine bataille de Midway en juin1942, lorsque le Mikuma et le Mogami s’abordent dans la nuit et se causent mutuellement de lourds dégâts. Ils peinent à rejoindre l’escadre de l’amiral Yamamoto et sont harcelés par l’aviation américaine qui en profite. Bien abîmé, le Mogami réussit tout de même à rallier l’île de Truk, mais le Mikuma n’aura pas la même chance. Les avions des porte-avions Hornet et de l’Enterprise l’attaquent sans répit, le dévastent (voir la photo) et finalement le coulent le 7 juin 1942.
Le Mogami survivant n’échappera pas longtemps à son destin ; lui et son sister-ship Suzuya subiront exactement le même sort, le même jour, le 25 octobre 44 pendant la bataille de Leyte ; coulés par les avions de la 3e Flotte US. Un mois plus tard, ce sera le tour du Kumano qui sera envoyé par le fond, à Luçon, toujours de la même manière.
À la fin de novembre 1944 les quatre navires de la classe Mogami. n’existeront plus, balayés par ce qu’on pourrait appeler une véritable malédiction…Le mauvais œil ? Bah, sait-on jamais. Beaucoup de Japonais ne croient pas à une simple fortune de guerre.

Athos

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