Archive pour la catégorie 'Généralité'

La « Calypso » ne répond plus…

Le 7 octobre, nous avons demandé à  The Cousteau Society confirmation qu’un budget de 8 millions d’euros était attribué à la rénovation de la Calypso. (Ce chiffre circule dans les milieux nautiques). Confirmation, aussi, que Axa, Piriou, Bourbon seraient impliqués dans le financement.
Le lendemain, un message nous annonçait que notre demande allait être traitée dans les meilleurs délais. Formule délicate mais vague…
Depuis, aucune réponse ; silence radio, nous nageons dans le monde du silence ; la Calypso ne répond plus.
Dommage. Du temps du commandant, ça ne se passait pas comme ça…
Aramis

Ces stars, venues par la mer…

Plymouth Charlie Chaplin DSCN0237Plymouth Duke Ellington DSCN0239Plymouth Sarah Vaugan DSCN0238Petites questions perfides : où, ont bien pu être prises ces photos un peu énigmatiques ? En  quoi ont-elles un caractère maritime ? Quelle est la signification de ces drôles d’étoiles de mer ?
Pas fastoche…
Réponse : à Plymouth, en Grande-Bretagne. Ces étoiles en cuivre (ou en laiton) sont posées le long d’un mur proche de Milbay Docks. Elles rappellent aux passants le nom des stars du jazz et du spectacle ayant débarqué dans le grand port. Sous chaque nom, celui du paquebot qui les a transportées. La taille de l’étoile semble proportionnelle à la célébrité de l’intéressé ; la plus grande est, je crois, celle de Charlie Chaplin venu à bord du  Mauretania en 1931. C’est un peu naïf mais bien sympa tout de même.

Vous avez dit « bateau-poubelle » ?

Cargos en Manche 3 DSCN0299L’expression bateau-poubelle est maintenant  bien imprimée dans les esprits et prononcée ou écrite sans désemparer, aussi bien par les journalistes que par les hommes politiques. Or, c’est une erreur, et je suis heureux de constater que Alain Rey (linguiste et lexicographe bien connu) l’a récemment fait remarquer sur une radio nationale.
Pauvre monsieur Eugène Poubelle qui aura été un bienfaiteur de l’humanité citadine en imposant des réceptacles, théoriquement en bon état, pour recevoir les ordures ménagères ; il doit se retourner dans sa tombe en voyant utiliser son nom pour des navires qui, compte tenu de leur état  de vétusté ou d’entretien, ne devraient plus naviguer. Les navires incriminés ne sont donc pas des « navires-poubelles » mais des « navires pourris » ,  ce qui n’est pas la même chose. Sur notre photo, où est le bateau-poubelle ?
Les seuls  bateaux pouvant à la rigueur être qualifiés de poubelle sont des chalands ou des barges qui, dans les ports, sont chargés de collecter, ordures, déchets ou sables et vases de dragage. Pour l’anecdote, et au risque de nous faire morigéner par les féministes,  signalons que les marins donnent à ces  ces bateaux, en bon état, le nom de « Marie-salope »…
H. B.

La mort du petit cheval (suite)

François Fillon, grand écolo devant l’Eternel (son sport préféré est la course automobile) a répondu à notre appel lancé en mars 2008 de venir à Saint-Michel-en-Grève mesurer les dégâts des algues vertes* ; on avait invité Borloo, c’est le patron qui est venu… Bon, le sort du petit cheval l’a sûrement ému, car voici qu’il explique aujourd’hui ce qu’on sait depuis longtemps : les algues vertes sont dangereuses pour la santé humaine et animale. Il annonce que l’Etat va prendre en charge le ramassage des algues tueuses, et qu’une commission interministérielle va, dans les 3 mois, faire des propositions de lutte contre le fléau. Alors, devant d’aussi bonnes intentions nous nous permettons de lui rappeler 1/ que le ramassage est une compresse sur une jambe de bois, ça ne sert à rien ; 2/ qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir, c’est-à-dire intervenir en amont ; 3/ que les fameux nitrates proviennent essentiellement des élevages industriels de porcs et de poulets ; 4/  tant que les éleveurs ne produiront pas moins et mieux rien ne sera résolu ; faute de mesures énergiques à ce niveau, ça va continuer*.
A bon entendeur… et avec nos respects monsieur le Premier ministre.
Aramis
*Voir nos billets des 12 mars 2008 et 17 août 2009.

Algues vertes : c’est la mort du petit cheval…

Ca y est, la polémique est lancée. Du côté de Saint-Efflam (Côtes d’Armor) la mort du petit cheval soulève les passions. Les uns disent que la bête a été victime d’émanations d’hydrogène sulfuré, très toxique, provoquées par la décomposition d’algues dites vertes ; les autres affirment que ces même algues s’accumulent dans les trous vaseux (genre sables mouvants) que leur seule présence indique ; suffit de ne pas y aller. Les thèses s’affrontent dans les conversations de comptoirs, communiqués plus ou moins officiels, analyses vétérinaires, élucubrations de mauvaise foi, voire chausse-trappes politiques…
Nous, on a beau se croire écolos, le sort (regrettable) de l’ongulé ne nous préoccupe que moyennement. La chose primordiale est que les algues maudites prolifèrent partout , y compris, bien entendu, sur cette superbe plage de Saint-Michel-en-Grève. Elles sont invasives, puent abominablement, et sont peut-être dangereuses. Mais pourquoi sont-elles là ? C’est ça le vrai problème, et pas la mort du petit cheval. Eh bien on le sait, tout le monde le sait, ce sont les tenants de l’agriculture intensive qui souillent de nitrate et depuis des decennies (merci la FNSEA !) notre bonne terre de France. Ces déjections polluantes, mal contrôlées (incontrôlées ?) gagnent la mer tôt ou tard où elles font les choux gras de l’algue qui s’en délecte. C’est en amont que ça se passe. Tant qu’on gorgera de lisier nos terres cultivées, ça continuera… Ce n’est pas en ramassant chaque matin le végétal incriminé (au moyen d’engins polluants eux aussi) qu’on règlera la question. Le gouvernement annonce (déjà !) une étude pour vérifier la toxicité des algues. Ca me fait sourire. Si vous avez une seconde, jetez donc un coup d’œil sur notre billet du 12 mars 2008.
Aramis

Une usine à gaz dans le port de plaisance

DSCN1651Je sais bien que la formule est à la mode, le « Grenelle » est l’occasion de tout mettre sur la table comme le dit le ministre Borloo. On peut donc trouver dans celui de la Mer aussi bien des idées de génie que des âneries monumentales. Parmi ces dernières voici celle d’un éminent spécialiste qui, pour éviter la construction de nouveaux ports de plaisance (très vilains dans le décor), préconise de mutualiser les places de ports actuels.  L’économie de fonctionnalité où l’usage l’emporterait sur l’objet. Bigre. Les places de port ne seraient plus attribuées à titre privatif mais allouées en temps partagé entre plusieurs usagers. Un peu comme les parkings en zone bleu ; sympa, non ?

Sur le papier tout  s’explique, mais dans la réalité des choses, on voit mal comment gérer une telle usine à gaz même avec un bon ordinateur (plannings, facturations, contretemps, contestations, aléas maritimes, etc.) Et surtout, on voit encore plus mal les heureux possesseurs d’une place au ponton, la céder  à heure dite, sans pouvoir l’utiliser à leur gré et quand ça leur chante. C’est en opposition totale avec les comportements actuels, qu’on peut regretter, mais qui sont ce qu’ils sont. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je dis que c’est tout bonnement impossible. Pas sérieux.

Ce n’est pas  avec des idées comme ça, qu’on fera avancer le schmilblick-en-eau-salée qui  risque simplement de se faire dépasser par les bigorneaux. 

Maurice Duron

Source : le colloque Nautisme et développement durable tenu à Lorient le 11 juin dernier.

Après le crash, faites connaissance avec le Nautile

NautileLa récente catastrophe de l’Airbus A 330 mobilise d’importants moyens de recherches et d’interventions. Parmi eux, le Nautile, qui devrait être opérationnel sous peu. Qu’est-ce donc que cet étrange engin ? C’est un petit submersible, crée en 1984 qui dépend du département « Systèmes sous-marins » de Ifremer. Un bijou de technologie. Sa vocation : l’observation, la mesure et  le prélèvement d’échantillons. Il peut atteindre des profondeurs de l’ordre de 6000 m. Il est opéré à partir d’un navire-mère, le Pourquoi pas ? L’engin de 19,5 t  mesure 8 m de long, 2,70 m de large et 3,81 m de haut, comporte une sphère habitable (2,10 m de diamètre) à très haute résistance (en alliage de titane-niobium) où se tient son équipage de trois hommes. La sphère possède trois hublots pour l’observation directe.
Le Nautile est propulsé par des batteries au plomb lui donnant une autonomie de 5 h à 6000 m de fond. Il dispose d’un propulseur principal, orientable et de quatre propulseurs secondaires (verticaux et transversaux ) ; vitesse de 1,7 nœud. L’engin est équipé de projecteurs à iode, caméras vidéo, capteurs de pression et de salinité, etc., de sondeurs, sonars, centrale d’acquisition de données. Il dispose aussi d’un bras de préhension extérieur à 6 degrés de liberté, lui permettant de prélever des échantillons.
Enfin, et ce n’est pas un mince atout, le submersible peut mettre en œuvre un ou deux petits robots  télécommandés depuis son bord, (des micros sous-marins non habités) qui accroissent ses capacités de recherche.
Le Nautile a effectué des dizaines de plongées sur l’épave du Titanic (à 3800 m) et est intervenu sur celle du Prestige.
Portos

Comme « Chez Léo »

ll n’y a pas si longtemps, existait à Douarnenez, un bistrot tenu par Léo ; ça s’appelait « Chez Léo » tout simplement. Léo était aussi extravagant, que son estaminet. Sur la porte, un écriteau rappelait les horaires de la maison : « Ouvert de temps en temps » pouvait-on lire… Eh bien, Maritimes s’inspirera de la sagesse de Léo et sera mis à jour de temps en temps, selon l’humeur de ses animateurs. Vous verrez, tout le monde s’y fera très bien.
Nous, on espère que Léo, sur son petit nuage, appréciera.
Athos


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