Entendu à la porte d’une déchetterie de Bretagne sud :
- Tu sais ce qui est arrivé ?
- Ouais, je sais… Mal mouillé le bateau, sans doute ?
- Sais pas, en tout cas il est allé se fracasser sur les roches de Toul Bihan. Perdu, quoi.
- C’est con.
- Oui c’est con… Obligé de ramasser les morceaux ; vous prenez ça ici ?
- Non, on prend pas le polyester… trop polluant. Mais il paraît qu’il y a une usine de retraitement dans le nord qui le prend.
- Ah bon, où ça ?
- Sais pas… Gaffe, tout de même, ils vont te faire payer le transport, aller-retour, et puis le démontage, le découpage, le traitement d’élimination, ça se paye au poids. Finalement ça va te coûter dans les…
- Attends, c’est plus cher que le bateau !
- C’est bien possible.
- Qu’est-ce que je peux faire ?
- Ma foi… (un temps)… écoute, t’amène ça un soir, près du tas de bois, derrière les déchets verts, on cramera le tout dans huit jours…
Je n’invente pas un mot.
Au fait, où en est l’opération « Bateaux de plaisance hors d’usage » ?
D’Artagnan







