• Hum, baiser une fillette… Expression maritime – partagée avec l’argot terrien – signifiant tout autre chose que ce à quoi vous pensez… Il s’agit tout bonnement boire un flacon de vin (une fillette) en bonne compagnie. Dans son excellent bouquin Le parler matelot, Pierre Sizaire précise que la fillette est du Muscadet. Le Petit Robert penche plus généralement pour du vin d’Anjou, et dans le Berry c’est du Vin gris…
Quant à la contenance, elle serait d’une demi-bouteille, probablement 45 cl.
L’origine du mot, fort ancienne, viendrait d’une déformation de feuillette, petite mesure de liquide qui apparaît au XIVᵉ siècle. Mais, phonétiquement, de feuillette à fillette, le transfert se fait de lui-même.
Alors, pourquoi baiser ? Peut-être pas si trivial que ça, si on le prend dans le sens porter à sa bouche : faire un bisou à la bouteille, emboucher le goulot, ou donner un baiser à une feuillette. Ouais… Mais enfin, sous toutes réserves, on connaît les marins…
Archive pour la catégorie 'Divertissement'
Le beau langage de la Marine : baiser une fillette…
Publié 24 mai 2012 Divertissement 2 Commentaires
Alors là, il y a de quoi se marrer. La carte postale est l’œuvre d’un très honorable éditeur suisse (Plonk et Replonk) spécialisé dans les sujets rigolos. Cette respectable officine fait preuve d’un humour subtile et ravageur notamment dans une série de cartes maritimo-lacustres, dont voici l’une d’elles.
• On voit ici quatre gentlemen visiblement perplexes, aux prises avec un problème profondément existentiel. Mais regardez bien les attitudes ; au premier plan, un homme en uniforme (capitaine de ferry-bo-hat ?) et un autre, en canotier s’abîment en une intense méditation ; à quel loup de mer helvétique songent-ils ? La tension est palpable… Le troisième (mains dans le gilet, également en canotier) vient sans doute d’énoncer une thèse erronée ; ses compagnons n’apprécient pas. Sceptiques : Mais non mon vieux, tu n’y es pas… Quant au dernier, debout, il a déjà tout compris …Achab, Nemo, ou Haddock n’ont pas d’âge, ils sont, voilà tout…
• Eh bien ! moi, je tiens cette carte pour un chef d’œuvre pénétrant de malice, parfaitement vu et parfaitement réalisé. Pour preuve : même Cyrano a éclaté de rire…
• Merci au Docteur qui nous a fait tenir ce document.
Athos
Allez, c’est aujourd’hui mon anniversaire, un tous les quatre ans… A cette occasion, je vous offre ce surprenant dessin du XIXᵉ siècle, montrant la malle d’Ostende prise dans un grain. Les passagers sont surpris par ce coup de gîte inattendu qui, visiblement, se produit au moment du déjeuner. C’est, à mon avis, très bien observé. Regardons en détail : au premier plan un effondrement de la table provoque le désarroi complet des convives ; pain, vins, jambon et autres victuailles se répandent dans une pagaille générale. Curieusement, un facétieux trouve le moyen d’envoyer un giclée de champagne à sa voisine, il la vise ; d’autres crient, s’affolent, s’engueulent ou se battent (voir le personnage du premier plan avec sa canne). Au fond, on se dispute une mystérieuse gamelle qu’un marin (le coq ?) cherche récupérer. Ça se bouscule ferme. Autour, dans les cabanes, quelques dormeurs indifférents mais surtout des malheureux terrassés par le mal de mer. On se demande même ce que fabriquent les occupants de la première, en haut, à gauche… On remarquera enfin que tous les passagers sont laids et les dames grassouillettes.
C’est humoristique, bien sûr, mais on y voit la face cachée de l’être humain quand ça va mal…
On voit aussi que l’excellent Dubout n’a pas tout inventé ; il avait de bons maîtres à l’œil implacable. La dérision est un art difficile.
M. D.
• Dessin original de George Cruiskshank (1824). Extrait de L’Aventure de la voile 1520-1914 Donald Macintyre – Albin Michel 1970.
Comme annoncé hier, les anagrammes du mot « pirates » peuvent engendrer trois autres mots.
Auxquels il faut ajouter le mot d’origine, ça fait quatre. En prime, ils se complètent de façon savoureuse lorsqu’on, les rapproche dans un certain ordre. Les voici.
Pirates – pistera – étripas – piastre !
Tout un programme…
« Pirates », le mot qui peut en cacher d’autres…
Publié 15 février 2012 Divertissement 1 CommentaireIl y a parmi l’équipage des accros des jeux de mots. Ils nous proposent une anagramme maritime à triple détente, générée par le mot « pirates ». Trois des mots que Pirates permet de former prennent un sens inattendu si on les rapproche.
Il est assez facile d’en trouver un, puis deux, c’est plus difficile d’en trouver trois… A vous de jouer.
Réponse demain.
Par l’intermédiaire de Anh Gloux, le site bien marin et bien breton des Quat’Sardines, nous a adressé ses vœux en forme de clin d’œil. L’idée est subtile et sa réalisation enlevée. On apprécie, Anh.
Les Mousquetaires saluent les Sardines à leur tour ; bonne année les filles !
Quant à ceux qui auront le bonheur de faire escale à Concarneau qu’ils ne manquent surtout pas une visite à la galerie-atelier des pétulantes pilchardes.
Ici la convivialité n’est pas de circonstance, elle est naturelle et contagieuse. Vous découvrirez les créations originales de ces étonnantes sirènes : bouquins, peintures, figurines, céramiques et ces découpages délicats, ciselés comme de l’orfèvrerie. Un régal.
Facile à trouver, juste en face du port de plaisance, 17 avenue du Dr Nicolas, vous n’avez aucune raison de ne pas saluer nos amies. Et si nous sommes si insistants, c’est que nous, on aime ça !
• 4sardines.canalblog.com
Voluptés sous-marines aux Maldives…
Publié 29 décembre 2011 Curiosité , Divertissement 2 Commentaires
Jusqu’où ira-t-on ? Un hôtel de grand luxe des Maldives – mais alors, de très grand luxe ! – propose une suite sous-marine grand confort pour les amoureux ou les jeunes mariés (suivez mon regard !). Murs et plafond transparents permettent de jouir du spectacle de la faune (peut-être des requins, brrr !) comme si on était poisson soi-même. Mais on n’est pas là pour çà… Tout est prévu, y compris le champagne, pour émoustiller les occupants. Il faut dire que faire l’amour à 10 m sous la mer a de quoi séduire les couples sans imagination. Bien que … Mais bon, l’émotion n’a pas de prix, tout le monde sait cela. Tout comme la nuit dans ce petit cocon aquatique : 11 710 $ (environ 9 000 €) !
• L’image n’est pas fameuse (peut-être de synthèse), mais nous n’aurons rien de mieux tant que nous n’aurons pas testé la formule. J’irai bien pour le Nouvel an… Qui m’accompagne ?
Aramis
Très simple mais inattendu. Il s’agit d’une anagramme. Vous prenez toutes les lettres de prunier sauvage et vous les mettez dans un ordre différent : ça devient naviguer au pres. (Et inversement, aurait dit Pierre Dac). Essayez, vous verrez…
Effet garanti dans une réunion avec quelques marins…

Ca y est, c’est Noël… Pour briller en société, le soir du réveillon par exemple, demandez à vos amis ce que peuvent bien avoir de commun ces deux images. L’une montre un voilier en train de naviguer au près, l’autre représente… un prunier sauvage. Pas évident, bien sûr…
Si vous ne le savez pas vous-même, jetez-vous sur Escales demain, vous le saurez.
Après le porte-avions, le porte-ville…
Publié 19 décembre 2011 Curiosité , Divertissement , Navires / Construction navale 3 Commentaires
Pour Noël, voici une petite friandise délirante qui, je l’espère, ne verra jamais le jour. C’est un navire porte-ville (comme il existe des porte-avions) fondé sur un concept simple : reproduire une ville sur la mer (extérieur et intérieur). La chose est appelée par son concepteur britannique The street of Monaco ; ses superstructures représentent, en effet, un modèle réduit du célèbre « Rocher » avec, rues, immeubles, palais, colonnades comme si on y était. Il y a même un morceau du circuit de Formule 1 bien connu… Je passe sur le bar, le casino, la bibliothèque, le cinéma, la cascade artificielle, l’héliport, le radier pour sous-marins…
Toutes ces merveilles sont à la disposition de 16 passagers seulement, servis par 70 membres d’équipage (4 par passager) ce qui explique le luxe effréné de l’intérieur. Rien que des suites, dont la seconde image donne une juste idée. Bon goût et simplicité !
Le tout est posé sur une manière de grand catamaran de quelque 155 m de long et dont on ne sait pas grand chose. Rien ne s’oppose à sa réalisation technique, il est bien plus petit que le Charles de Gaulle (261 m).
Le joujou (estimé 1 milliard de dollars !) est né de l’ébullition cervicale des créatifs de la société Island Yacht Design ; fort heureusement, il n’existe encore que dans les cartons. Ouf !
Aramis
P.S.- Le léger bruit que vous entendez, ce sont Jean Bart, Slocum et Moitessier qui se retournent dans leur tombe…





