Archive pour la catégorie 'Calypso / Cousteau'

L’ultime plongée d’Albert Falco

Triste nouvelle, Albert Falco, l’extraordinaire plongeur que l’on sait, et qui fut commandant de la Calypso (du temps où elle existait), nous a quittés pour rejoindre le monde du silence. Sa vie, au côté de Cousteau aura été exemplaire et indissociable de la belle aventure océanique dont il fut l’un des principaux acteurs. Il était en retraite depuis 1990.
Figure du monde maritime, il disparaît discrètement après avoir longuement tenu son quart…
Nous le saluons.
• Albert Falco est mort à Marseille le 21 avril 2012 ; il avait 84 ans.

Suspens : ça bouge du côté de la Calypso !

L’incroyable feuilleton de la Calypso(*) continue, mais cette fois il s’accélère, du moins peut-on le penser.
• Concarneau. Si vous agrandissez les deux photos vous constaterez qu’entre l’image prise par Escales Maritimes cet été (à gauche), et celle de Syldu29 le 16 octobre (à droite), les choses ont pas mal changé autour de la prestigieuse étrave. L’échafaudage a disparu, les échelles aussi, l’ancienne « fausse étrave » n’est plus là, le « bulbe » non plus, toute la dalle de béton a été nettoyée, l’herbe arrachée, le matériel soigneusement rangé sur le côté. Sans être grand expert, on peut en conclure qu’il se prépare quelque chose : l’ancien chasseur de mines, va être déplacé.
• Comme les services de communication des deux protagonistes (Piriou et Cousteau Society) restent silencieux, on ne peut que s’interroger sur ce qui se prépare. Par exemple : qui a décidé de l’opération,  Francine ou Piriou ? A quelle  fins ? L’envoi à la casse du bateau est impensable, mais alors qu’en faire ? Le navire va-t-il être seulement déplacé sur un quai ou en ville ? ou expédié ailleurs ? Sur ponton, dans un autre port ?. Et quel port ?
Enfin, la question qui tue, mais qui reste décisive : qui va payer ?
• Nous ne sommes pas en mesure de répondre à ces questions, mais nous ne lâcherons pas le morceau : nous aurons bientôt des détails. Restez connectés…
• Un grand merci à Syldu29  et à son site.
http://borddemer.over-blog.fr
• Images – A gauche, août 2011 ; l’étrave à l’abandon émergeant du Chantier Piriou ; à droite, octobre 2011 , le même Chantier, dégagé et bien propret, pour un déplacement probable.
(*) Voir le dossier Calypso & Cousteau ci-contre.
Maurice Duron

Calypso : Francine m’a « tuer » (2ᵉ partie)

Comme promis hier, voici la seconde partie du témoignage de Patrick sur la Calypso. C’est un peu long mais l’historique est saisissant. A lire absolument.
• Quand Michel Crepeau a réussi à faire venir le bateau ici à La Rochelle en 1998, nous étions des milliers à rêver de ce projet.
Tout y était. Un collectif d’anciens artisans et ouvriers (à la retraite) devait être constitué pour sauver le bateau, avec compétence et sans débauche de dépenses.
Il serait exposé hors d’eau dans le cadre de notre Musée Maritime. La notoriété planétaire de la Calypso allait mettre La Rochelle en lumière.
Des générations d’amoureux de la planète et des océans seraient venues la voir, comme pour prolonger le mythe des expéditions.
Et puis ce fut l’imbroglio quant à sa propriété… Là-dessus, Michel Crepeau disparaît début 1999.
Notre Maire n’allait plus être là pour canaliser les énergies et surtout éviter les dérives…
Et le bateau de pourrir… au point que notre Capitainerie clamait, à qui voulait l’entendre, qu’elle se refuserait à endosser la responsabilité de son naufrage au fond de notre Bassin des Chalutiers.
• Les esquives de Madame ont commencé ; silence radio ; “y’a rien à voir et surtout à dire”.  Notre journal Sud Ouest ne parvenait pas à la rencontrer alors que la municipalité avait offert à la Fondation Cousteau un bureau sur le Vieux Port…
Les rêves sont devenus illusions, puis résignation… les tentatives des anciens plongeurs n’ont pas eu gain de cause (par voie judiciaire) ; quel dommage !
Pendant toutes ces années, en faisant du sport, je passais saluer le bateau, entre ivresse du passé et désolation du présent…
L’appareil photo, qui ne me quittait pas, a mitraillé la “légende blessée”, agonisante. Lire la suite ‘Calypso : Francine m’a « tuer » (2ᵉ partie)’

Calypso : Francine m’a « tuer »…

• Notre dernier papier sur la Calypso (22 août) a suscité une contribution de la part de Patrick. Elle nous paraît si pertinente que nous la reproduisons ici sans rien y changer. Voici.
Bonjour aux nostalgiques de la Calypso, -J’oserais dire pour commencer « rien de nouveau à l’ouest !… »- Oh, il n’est certainement pas de très bon goût de faire de l’humour aujourd’hui autour de ce bateau mythique qui se meurt depuis si longtemps… mais voilà, j’avoue n’être surpris en rien par ce qui arrive, par la gestion désastreuse pour ne pas dire calamiteuse (d’autres parleraient de sacrilège) du bateau. Ce qui arrive aujourd’hui chez Piriou à Concarneau est tout, sauf une surprise, pour qui a assisté aux débuts de la lente agonie de la Calypso à La Rochelle, pendant près de 10 ans… Le Commandant, mais aussi Michel Crépeau, doivent se retourner dans leur tombe… s’ils assistent de là-haut au spectacle pitoyable qui leur est offert par une dame qui porte malheureusement le nom de Cousteau… sans en avoir ni le talent, ni la classe et, j’oserais même dire, sans légitimité, si ce n’est son patronyme…
Quel scandale !… Après les silences, les esquives, les dérobades, les faux-fuyants accumulés Lire la suite ‘Calypso : Francine m’a « tuer »…’

Calypso : une occasion de se taire a été perdue…

Nouvelle visite d’estime à la Calypso. Hélas, l’état du  prestigieux navire n’a pas changé d’un iota depuis trois ans ; il dresse toujours sa proue pathétique devant le Chantier Piriou de Concarneau ; des herbes folles poussent entre les dalles de béton, l’échaffaudage  commence à rouiller. Tristounet. Aucun commentaire de la Cousteau Society ni de Piriou.
Quelques touristes traînent autour de la carcasse, étonnés de l’état du bateau. Certains commentent, font des photos ou haussent les épaules… Sans doute pensent-ils aux vélléités de  Francine Cousteau, qui déclarait l’an dernier « Faire naviguer la Calypso en 2011, c’est jouable » (*), alors que l’état du navire en démontrait l’impossibilité. Les  effets d’annonce  c’est bien, mais seulement quand ça marche…
En l’occurrence, le flop est complet.
Conclusion : Une occasion de se taire a été perdue, prière de la rapporter à madame Francine.
La Calypso, elle, agonise.
M. D.
(*) La presse avait repris à son compte l’enthousiasme de la Présidente. Seuls, ou presque, à émettre de sérieux doutes : nous.
• Photo – La Calypso photographiée en août 2011 (à rapprocher de nos précédents clichés – Voir ci-contre le dossier Calypso).

La « Calypso » ne renaviguera jamais…

On peut, en effet, le redouter car les choses ne s’arrangent guère pour le prestigieux navire.
• Depuis son arrivée aux Chantiers Piriou, nous suivons de notre mieux l’évolution de sa refonte. (Les deux parties, Piriou et la Cousteau Society, ne désirent pas communiquer sur le sujet).
Sur place, rien n’a pas bougé, seule l’herbe a poussé autour de la carène qui émerge toujours du chantier. C’est assez pathétique. Mine de rien, j’ai hélé un ouvrier lui demandant si on travaillait beaucoup sur le bateau ; il ne m’a pas répondu, mais il a eu un certain sourire…
Ce que nous savons, c’est que l’affaire du différend entre Piriou et Cousteau, tourne autour d’une malfaçon (réelle ou supposée) que Cousteau refuse de payer. Le manque à gagner serait de quelque 400 000 € pour Piriou et de 185 000 pour l’un de ses sous-traitants. Piriou se bat pour récupérer « quelque chose », le sous-traitant, lui, risque de tout perdre.
• Les choses se compliquent du fait que Piriou, dont le carnet de commandes est bien rempli, a besoin d’espace. Sans doute désire-t-il que la Calypso déménage ; mais pour aller où ?
- Sur le terre-plein du quai ? Il est douteux que l’administration du port de Concarneau accepte la présence de ce qu’il faut bien appeler une épave, sur ses terres.
- Transporter le navire vers un autre site ? Opération très lourde, complexe, coûteuse (il faudrait le transporter sur une barge !) et peu glorieuse en soi. Qui pourrait être candidat à l’hébergement ? Mystère. Lire la suite ‘La « Calypso » ne renaviguera jamais…’

Réponse à un Calypsonaute sur l’affaire Cousteau

Après notre dernier billet sur la Calypso (17 décembre 2010), nous avons reçu un long commentaire que vous pourrez lire à la suite de notre écho « Chut ! la Calypso dort encore… »
Pour que les choses soient claires, nous précisons ici notre position sous forme d’une lettre ouverte à notre aimable correspondant. Voici.

Cher Calypsonaute,
Nous tenons d’abord à préciser que les turpitudes de la famille Cousteau n’ont jamais fait l’objet du moindre écho sur notre site. Nous n’avons jamais accablé Mme Cousteau qui pourtant…; d’autres s’y sont essayés, pas nous. Certes, nous avons notre opinion, c’est tout. Seule interférence possible : le cas où apparaît un choix relatif à l’aspect maritime des choses. Par exemple, et à la différence de la plupart de nos confrères, nous n’avons jamais caché notre réserve sur la possibilité annoncée par Francine Cousteau de faire naviguer la Calypso en 2011. C’est jouable a-t-elle déclaré. Attendons, nous verrons bien.

Concernant les capacités de la Cousteau Society à assumer la reconstruction, puis le fonctionnement et l’entretien du navire, il nous semble que le premier devoir d’un armateur est de s’assurer de la faisabilité de son entreprise. C’est la moindre des choses. Lire la suite ‘Réponse à un Calypsonaute sur l’affaire Cousteau’

Chut ! la Calypso dort toujours…

J’ai profité du Salon Maritima, dont M. Piriou est président, pour avoir quelques tuyaux sur l’avenir de la Calypso (*) Sans grand résultat. Son service de presse m’a fait savoir qu’il n’y avait pas lieu de communiquer sur le sujet, “la communication étant désormais gérée par la seule Cousteau Society”. Bon. Ce blocage montre, tout de même, que si les travaux de remise en état progressaient, il y aurait quelque chose à dire. Il n’en est rien, aucune info de la Cousteau Society n’est apparue dans la presse. On peut en déduire (avec prudence) que le dossier est toujours moribond ; ce qui ne cadre pas avec l’intention de Francine Cousteau de faire naviguer la Calypso en 2011. A suivre.
Athos
(*) Voir nos billets du 12 août 2010.

Dossier rétrospectif sur la « Calypso »

A lire vos réactions, la tumultueuse histoire de la Calypso paraît vous intéresser beaucoup. Pour vous aider à faire le point, nous vous proposons une compil’ de nos articles précédents, consacrés à la glorieuse épave.
Comme nous avons de bonnes raisons de croire que l’aventure n’est pas terminée, loin de là, nous y reviendrons bientôt. En attendant, voici ce qu’il faut en savoir. Tout, d’un simple clic…
- La Calypso de Cousteau peut être sauvée des eaux… (septembre 2009)
- La Calypso ne répond plus. (novembre 2009)
- Alerte, la Calypso agonise. (janvier 2010)
- La Calypso au bord d’un second naufrage. (mars 2010)
- Chronique d’une mort annoncée. (mai 2010)
- Où l’on reparle de la Calypso. (juin 2010)
A suivre…

Où l’on reparle de la Calypso (suite du feuilleton)

Chacun pense ce qu’il veut du commandant Cousteau mais force est de reconnaître que 13 ans après sa disparition, il jouit toujours d’une forte notoriété. C’est la raison pour laquelle ceux qui portent le même patronyme célèbrent sa mémoire à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. Mais pas ensemble. On sait pourquoi.
D’un côté son fils Jean-Michel Cousteau a présenté le 10 juin dernier (jour anniversaire) un hommage à son père (émission spéciale sur Canalsat) ; de l’autre, la seconde épouse du commandant, Francine, annonce qu’elle fera re-naviguer la Calypso l’année du même centenaire. Elle a le droit de le dire, mais ses déclarations ressemblent un à un contrefeu…
Sur le plan technique, on peut s’interroger sur la possibilité de remettre à l’eau rapidement l’ancien dragueur de mines. Francine Cousteau dit : l’idéal serait que la Calypso puisse re-naviguer pour la fin du centenaire, d’ici à juin 2011. Il y a encore 8 ou 9 mois de travaux, c’est faisable. Bon. Sauf qu’avant, il y a quelques hypothèques à lever. D’abord, il faudrait que les démêlés juridiques entre The Cousteau Society et Piriou (*) trouvent une issue acceptable par les deux parties. A notre connaissance ce n’est pas encore le cas. Ensuite, qu’une expertise technique (et seulement technique) dresse un état des lieux objectif pour ce qui est des réparations, interrompues depuis bien longtemps. Que faire, et jusqu’où ?, en supposant le problème économique résolu. L’état du navire (que nous avons aperçu) laisse supposer un très long chantier, même si les ouvriers de Piriou ont la réputation de travailler vite et bien. Dans ces conditions, il paraît pour le moins audacieux d’avancer une date quelconque. Contrairement à beaucoup de mes confrères, je doute qu’il soit possible de faire naviguer convenablement le bateau dans un an. Ce que dit Francine ressemble, ni plus ni moins, à un coup de com’ pour maintenir la pression. Et ça, c’est très vilain ! Lire la suite ‘Où l’on reparle de la Calypso (suite du feuilleton)’

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