Archive pour juin 2009

Message aux amis de « Maritimes »

Salut à tous. Le saviez-vous ? On reste ensemble pendant l’été… Durant cette période (juillet et août) Maritimes va modifier son bavardage et privilégier les infos plutôt divertissantes, les anecdotes méconnues, historiettes insolites et clins d’oeil. Ce n’est pas un changement de cap, simplement un moment de détente, que nous entendons célébrer à notre manière. Vive les vacances donc, que nous passerons les pieds dans l’eau… salée, bien entendu.

Les bateaux de la mémoire (19)

image Grandcamp2Belle scène de la vie maritime. Elle montre le départ des pêcheurs de Grandcamp qui gagnent leurs petits voiliers mouillés en rade. Au premier plan, les équipages au complet (7 à 8 matelots), embarquent sur les annexes ; ils bordent de longs avirons (voir ceux qui sont sur le sable, au premier plan) ainsi qu’il est d’usage en Basse-Normandie. Visiblement, il y a des retardataires, certains équipages ont déjà envoyé la toile tandis que d’autres attendent encore leurs camarades… Au centre de l’image, on distingue quelques marmots, venus sans doute accompagner leur père ; il y en a aussi dans une barque. Quant à Mimile, l’expéditeur de la carte, il semble insensible à la beauté du cliché, tout heureux de regagner bientôt la capitale. Chacun ses goûts.

Portrait de bateau : “l’Arpège”

arpegeC’est l’un des deux ou trois phénomènes qui ont marqué l’évolution de la Plaisance dans la seconde moitié du XXe siècle. C’est aussi la plus brillante réussite de Michel Dufour qui a créé en 1967 cet archétype d’une nouvelle génération de voiliers de plaisance. Personnellement, je me souviens de son sourire en m’annonçant à la fin d’un Salon Nautique (1969 ?), avoir enregistré 75 commandes de ce voilier d’exception.
Le bateau est un sloop en plastique (polyester/fibre de verre) de configuration sage : 9 m de long, 3,02 de large, 1,40 m de tirant d’eau, lest de 1200 kg. Sa voilure est plus audacieuse : 41,18 m² au total. Excellent marcheur, très habitable, sûr à la mer, il est aussi fort confortable pour 4 ou 6 personnes (hauteur sous barrot de 1,80 m). Sa fabrication est bourrée d’idées nouvelles (pour l’époque), le contre-moulage du pont et l’aménagement de l’intérieur par grands éléments, par exemple. Ces procédés seront d’ailleurs repris par la plupart des constructeurs. Ajoutons une silhouette fine, racée, élégante et vous saurez pourquoi il fait partie de nos chouchous. On en voit encore à la mer, impeccables, sans une ride, généralement très appréciés de leurs propriétaires.
Personnellement, j’ai tiré quelques bords sur cet estimable voilier…  et j’aimerais bien recommencer !
Aramis

Etes-vous sûr de bien connaître la mer ?

• Le clipper Teaping remporta la course du thé en 1866, entre Fou-tchéou (Chine) et les docks de Londres à l’issue d’une course mémorable ; son avance sur son suivant, Ariel après 100 jours de mer, était selon vous de :
- Deux jours onze heures et 44 minutes.
- Quatre heures et 32 minutes.
- Un quart d’heure.
- Dix-huit heures et 11 minutes.
Réponse Continuer la lecture ‘Etes-vous sûr de bien connaître la mer ?’

Couach refait surface

Pour nous, les yachts de luxe, ce n’est pas trop notre affaire. Mais nous nous réjouissons de la fin heureuse des mésaventures de Couach placé en redressement judiciaire en mars dernier. Le chantier vient en effet de trouver un repreneur en la personne de Fabrice Vial PdG des menuiseries qui portent son nom. Celui-ci devrait apporter quelque 6 millions € au capital de la société qui s’appellerait désormais Chantier naval Couach. De quoi attendre la sortie de la crise actuelle, affirme M. Vial. Montrant l’exemple celui-ci aurait déjà commandé un yacht de 33 m ( 8 millions!) qu’il aurait presque entièrement payé.
Les 290 salariés au chomage technique depuis plus de deux mois (sur un total de 310) ont accueilli la reprise avec le soulagement qu’on imagine.

Portos

La mer et ses images

Diapositive16Diapositive17Diapositive10L’été est là. La période des vacances commence. Nous serons nombreux à rejoindre notre amie la Mer. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques surprises photographiques fluvio-maritimes, à la fois insolites et élégantes. Elles n’ont d’autre justification que celle du plaisir, pour l’amour des belles images et de l’eau salée réunies. On y voit à gauche  un grand voilier sous le Pont Flaubert, au moment des fêtes de Rouen, au centre,  les rameurs du Canal de Corinthe, minuscules au fond de la vallée, et à droite un fameux coup de gîte devant Tower Bridge, à l’ombre de Big Ben. Nous, elles nous ont bien plu, et  vous ?. Allez, souriez, vous n’êtes pas filmé.

Le Grenelle de la Mer polynésien

80340022Je parie que vous ne le saviez pas. Hier et avant-hier (16 et 17 juin) la Polynésie Française organisait son propre Grenelle de la Mer, intitulé Ruahatu, le Dieu de la mer. Le but étant d’élaborer avec les  instances représentatives une stratégie de développement durable pour l’archipel. Celui-ci est en effet directement concerné par le réchauffement climatique, l’élévation du niveau des eaux et les conséquences économiques et sociales qui vont en résulter. Différentes personnalités ont fait valoir leur point de vue autour de quatre thèmes principaux :
- La délicate rencontre entre la terre et la mer (le littoral).
- Partager la passion de la mer (les métiers de la mer).
- Entre menaces et potentiels, une mer fragile.
- Planète Mer, inventer de nouvelles régulations.
Vaste programme…
Mais un programme qui semble n’avoir pas fait l’unanimité, les uns prêchant pour un devoir écologiste, les autres (dont l’homme d’affaires Robert Wan) ne considérant l’écologie que comme le levier économique du XXIe siècle. (En voila un qui n’a rien compris !)
Au final le Ministre polynésien des ressources de la mer, Teva Rohfritsch devait annoncer trois projets possibles et plutôt classiques : l’exploitation de l’énergie thermique des eaux, la climatisation (?) grâce aux eaux des grandes profondeurs, l’énergie de la houle. Bon, attendons pour voir. Mais mon homonyme Sophie-Dorothée Duron, nouvellement nommée à la tête de l’antenne polynésienne de l’Agence nationale des aires maritimes protégées, a bien du pain sur la planche…
Maurice Duron
(Source : www.lesnouvelles.pf )

Le remorqueur « Saint-Gilles » en route pour une nouvelle vie

personnagesSt gilles GlouxVoici le Saint-Gilles, un remorqueur construit en 1958 aux Chantiers navals des ACRP à La Rochelle. Il est l’un des huit navires du Musée Maritime de La Rochelle, et  classé Monument historique depuis 1995. Son intérêt patrimonial n’est plus à démontrer ; c’est donc avec une réelle satisfaction que nous apprenons qu’il achève une remise en état qui doit trouver sa consécration lors de sa remise à l’eau, le 18 septembre 2009, la veille des Journées du Patrimoine. Comme les autres navires du Musée, il fera l’objet d’une médiatisation et valorisation pour tous les publics, l’ambition finale étant de le rendre à nouveau apte à la navigation.
Ainsi s’achèvera, avec succès, un programme de réhabilitation exemplaire lancé en 2003.

Des anciens ayant navigué à son bord participeront aux animations à venir, renforçant ainsi le travail entamé dans le cadre du projet culturel « Alors, raconte » sur la mémoire des gens de mer.

Le Saint-Gilles rejoindra donc des bateaux illustres comme le canot de la SNSM Capitaine de frégate Leverger et le célèbre Joshua du grand Bernard. Sur la photo : Patrick Schnepp Directeur Conservateur (de dos) et Johannes Raymond, Responsable technique du musée.
En ces temps de crise, il est heureux de constater que des municipalités dynamiques investissent de préférence dans le culturel plutôt que dans les parkings…

Bénéteau se sépare de 60 personnes, mais…

D’après La Tribune, le groupe Bénéteau qui a perdu 20,3 millions € au premier semestre 2008/2009, aurait modifié son plan de restructuration. Au lieu des 590 licenciements  prévus à l’origine ceux-ci seraient ramenés à 60. C’est mieux. Mais la mesure serait accompagnée d’un plan de départ volontaire intéressant quelque 600 personnes. C’est plus digeste que des licenciements secs, mais cela ne change pas grand chose à la situation des salariés… ni à celle de l’entreprise.
Si le premier producteur mondial de voiliers est contraint à de telles mesures, on imagine sans trop de peine les difficultés des petits chantiers qui sont loin d’avoir les reins aussi solides que ce géant industriel.

Les bateaux de la mémoire (18)

BordaCette fois nous allons inverser le jeu ;  au lieu de proposer un commentaire sur cette image, nous faisons appel à nos amis pour la commenter.
Explication. La légende de cette ancienne carte postale, est sans ambiguïté : il s’agit bien de Brest et de ses voiliers écoles. Mais les deux bâtiments se ressemblent tellement  qu’il nous a été impossible : 1/ de reconnaître le célèbre « Borda », qui est très probablement l’un des deux ; 2/ de mettre un nom sur le second. Help !
Et si un érudit pouvait nous dire comment s’appelle le petit vapeur du premier plan, notre joie serait complète.
Merci : à vos claviers !

Page suivante »


Contact
« Maritimes » est ouvert à tous. Contributeurs, informateurs, critiqueurs, approbateurs, suggestionneurs…
Pour ceux-là, une seule adresse : escales.maritimes@orange.fr