
Rien ni personne n’a fait autant pour la démocratisation de la voile que ce bateau de légende apparu en 1952. Il fut (il est encore) le fer de lance de la voile légère ; on n’en remerciera jamais trop son créateur, notre ami Jean-Jacques Herbulot dont on célèbre ce mois-ci le centième anniversaire de naissance. Cela devait être dit, c’est fait.
Le Vaurien est un dériveur léger de 4,08 m sur 1,47 m de large, à gréement bermudien (surface de voile 9,10 mètres carrés, tirant d’eau 0,12/0,96 cm), en contreplaqué, et conçu dès le départ pour être à l’occasion construit par des amateurs. Simple, rustique, accessible à tous, il pardonne beaucoup de choses, mais reste rapide et sûr. Le bateau a durablement contribué au succès du Centre nautique des Glénans dont il est devenu une sorte de symbole. Il s’est révélé, en effet, un bateau de formation unique en son genre, tout au moins pendant une bonne trentaine d’années ! Des dizaines de milliers de stagiaires (dont votre serviteur) ont usé leur blue-jean sur cette estimable embarcation, qui a aujourd’hui encore ses inconditionnels très actifs. À la fin du siècle vingtième, est apparue une version « plastique », quasi identique, mais dépourvue du charme du bois.
Ce voilier d’exception a été dupliqué à plus de 35 000 exemplaires ! Il est toujours construit en Italie, Espagne, Pays-Bas ; en France des amateurs continuent d’en fabriquer.
Une telle popularité, une telle longévité, ne peut pas être le fruit du hasard…
Longue vie au Vaurien !
Pour le plaisir, nous vous proposons cette image de régate au cours d’un championnat du monde. (Collection Florence Herbulot).






Le vaurien est en effet un très bon bateau mais merci pour les infos.