
Le 22 février, le port de Caen a accueilli l’Alcyone, navire de la Fondation Cousteau, mu par des turbovoiles, sortes de voiles tubulaires, faisant appel – en partie – au principe de Magnus. Ce bâtiment insolite, (31 m de long) dont on parle peu, fut créé en 1985 par Cousteau, le professeur Malavard et l’ingénieur Charrier ; le concept définitif et la mise au point étant assurés par le bureau d’étude Mauric. Ses deux turbovoiles de 10,2 m, de forme elliptique, offrent une surface « active » de 21 m² capables de donner de 10 à 12 nœuds selon les vents. Elles assistent un moteur diesel classique. Le navire a déjà parcouru le monde en tant qu’ambassadeur d’une cause qui se veut écologique. Il est pourtant très sophistiqué, entièrement géré par un ordinateur multitâche qui s’occupe de tout ; en effet, il pilote 21 commandes (électroniques et hydrauliques) à partir des informations fournies par 43 capteurs répartis sur tout le navire. Celui-ci est équipé du système DvonSat lui permettant de transmettre des images au monde entier via l’Internet ou les stations TV. Ecolo, peut-être, économe, hum… L’Alcyone, qui devrait rester à Caen pendant plusieurs mois, sera ouvert au public a déclaré Philippe Duron, député maire de la ville.
Archive pour février 2009
L’« Alcyone » de Cousteau, en escale à Caen
Publié 24 février 2009 Construction navale , Ecologie , Evénement , Voile Laissez un commentaireLes bateaux de la mémoire (9)
Publié 24 février 2009 Construction navale , Histoire , Marine de Guerre Laissez un commentaire
La carte postale est un peu fatiguée, mais c’est une vieille dame (plus d’un siècle!). C’est aussi un document, elle montre la mise à l’eau pour essais du Goubet n°2, bateau sous-marin construit en 1896. Longueur 5,6 m, diamètre 1,85 m, coque entièrement en bronze. Propulsion en plongée par un moteur électrique de 4 CV et, en surface, par… rames ! Équipage de deux hommes, assis dos à dos. L’engin est armé d’une scie (pour couper les filets de protection) et de deux torpilles placées sous ses flancs.
En 1899, à Toulon, il fit une brillante démonstration de ses capacités restant plus de 20 minutes en plongée, à 20 m de profondeur… Pour rien, l’amirauté lui préférant finalement le Gymnote de Gustave Zédé.
Un grand et beau métier de la mer…
La mission du pilote consiste à assister les navires entrant ou sortant du port, de façon soit à les conduire sans encombre jusqu’à leur poste d’amarrage, soit les guider vers la haute mer. Le pilote est donc un marin expérimenté, connaissant parfaitement un port spécifique (abords, fonds, chenaux, courants, amers, réglementations particulières, etc.). C’est un pratique accompli au sens marin du mot, qui doit aussi, parfois, montrer des qualités sportives lors de son embarquement…
Le pilotage est un service public, donc sous la responsabilité de l’Etat, mais géré par le syndicat des pilotes de chaque station. Au-delà de son activité quotidienne, il a trois grands secteurs d’intervention : la sécurité maritime (y compris la prévention), la protection de l’environnement, la fluidité du trafic.
Son service fonctionne 24 h/24, toute l’année, sans interruption.
On voit sur notre image : l’appareillage d’un cargo à Port la Nouvelle ; le remorqueur, à l’arrière, fait pivoter le navire ; le pilote, au premier plan, va accompagner le bâtiment vers le large.
• Les procédures – Tout commence lorsque le navire prévient le port de son arrivée ou de son départ. Le commandant du navire Continuer la lecture ‘Profession, pilote maritime’
Pêcher avec le vent
Publié 20 février 2009 Construction navale , Marine Pêche , Voile Laissez un commentaire
On l’a demandé plusieurs fois, parce qu’il y a urgence : qui inventera le bateau propre, économe à l’usage, conçu pour tirer le maximum des énergies renouvelables ? C’était à la mode lorsque le pétrole flambait l’année dernière, chacun y allait de son petit couplet ; et puis, le pétrole ayant baissé tout le monde a repris ses habitudes, estimant la crise passée. Erreur ! La crise n’est pas passée, elle est différée, et nous reverrons le carburant cher, très cher, plus cher qu’on ne l’imagine, c’est obligatoire. On l’épuise, bientôt il n’y en aura plus.
Alors, il faut saluer ceux qui l’ont compris et œuvrent à la recherche de solutions durables.
• Gildas Plessis et son équipe (architectes navals) ont imaginé un chalutier de pêche utilisant des matériaux et technologies actuelles, c’est-à-dire Continuer la lecture ‘Pêcher avec le vent’
Êtes-vous sur de bien connaître la mer ?
Publié 20 février 2009 Divertissement Laissez un commentaire• Je porte le drôle de nom de fifie , et je ne suis pas l’opérette qui a eu son heure de gloire… En réalité, je suis :
- Un bateau mixte marchant à la voile ou au moteur,
- Un voilier de pêche aux harengs (en Écosse),
- Une barque du Sénégal bien taillée pour passer la barre,
- Une petite vedette lance-torpille de la Première Guerre mondiale ?
Réponse : Continuer la lecture ‘Êtes-vous sur de bien connaître la mer ?’
« Maritimes » met en ligne aujourd’hui un petit dico élémentaire.
Ce glossaire est destiné aux internautes peu familiarisés avec la terminologie marine. Au départ, les définitions se rapportent à certains mots ou vocables fondamentaux ; par la suite, elles s’enrichiront de mots nouveaux, au fur et à mesure de leur apparition dans nos articles. Ainsi nos billets resteront-ils accessibles à tous les publics, ce qui est justement notre but.
Pour info, ceci : demain mercredi, l’émission « Des racines et des ailes » sera consacrée à la Corse et, entre autres, aux Iles Lavezzi ; on devrait y voir la procession de Saint Erasme à laquelle participent les superbes barques de l’Association « Latina Mora » (France 3 à 20h35).
Presque à la même heure, « Les mercredis de l’Histoire» proposent un documentaire sur le premier sous-marin furtif (Arte à 20h45).
À vous de choisir.
Peut-on recycler les bateaux de plaisance hors d’usage ? (suite)
Publié 17 février 2009 Construction navale , Environnement , Marine Plaisance , Navires 1 Comment
Tout récemment, à l’initiative de la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a été créée à Caen-la-mer une association pour la plaisance éco-responsable instituant une filière expérimentale de déconstruction-recyclage des bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU). Les structures sont en place et le programme aussi : identification des opérateurs-déchets, points conseils pour le public, cahier des charges et procédures. Tout cela pourrait fonctionner dans les 6 à 8 mois. Les instances locales sont intéressées et coopèrent. L’Etat, la FIN, les collectivités, les industriels de la récup., l’Ademe, seraient prêts à mettre la main à la poche. L’affaire semble (enfin) sérieuse. Youpi ! Que demande le peuple ?
(Notre photo montre un camion-bateau récupérateur d’épaves).
Seulement voilà, l’ennui vient toujours – presque toujours – de là où on ne l’attendait pas. Et il est de taille : théoriquement le nombre de bateaux à déconstruire est considérable, des milliers de bateaux en plastique, disons la majorité de ceux fabriqués entre 1960 et 2000. Mais, en théorie seulement. Car les candidats à l’élimination ne se bousculent pas. Figurez-vous qu’en 2005 le port de La Rochelle n’a trouvé, sur ses 3500 anneaux, que 5 bateaux bons pour la casse. En 2008 un appel d’offre à la démolition, lancé par la FIN sur tous l’ouest du pays, n’a suscité que 3 réponses… dont deux négatives !
D’où la question : existe-t-il dans l’immédiat Continuer la lecture ‘Peut-on recycler les bateaux de plaisance hors d’usage ? (suite)’
On a déjà dit tout le bien qu’on pensait de la SNSM pour présenter de nouveau cette très estimable institution.
Par contre, on peut saluer sa dernière initiative, le Forum « Mer et sécurité » qui se tiendra le 3 mars à la Cité des Sciences de La Villette, à Paris. Un événement ouvert à tous les publics approchant l’eau salée.
Le Forum s’est fixé trois objectifs principaux :
- Informer les usagers de tout ce qui concerne la sécurité en mer.
- Evaluer les risques et l’efficacité des moyens mis en œuvre pour les prévenir.
- Proposer des actions pour améliorer à court et moyen termes la sécurité des personnes en mer.
Plusieurs ateliers, animés par des personnalités maritimes, sont prévus pour traiter de ces différents sujets.
A notre avis, tous ceux qui vont sur l’eau pour le boulot ou le plaisir, ont un intérêt évident, (n’est-ce pas Patrick ?) à faire le déplacement. En tout cas, nous, nous irons.
Athos
D’accord, la mer n’est pas un champ de foire, mais il n’y a aucune raison de lui refuser un petit plaisir de temps en temps. La vidéo est assez courte, mais suffisante pour imaginer le pied colossal de ces joyeux fous navigants…Ingrédients : un skiff ultraléger, une voilure un peu dingue, un vent frais, très frais, et deux copains (sportifs !) pour en profiter. Évidemment, ça se termine comme le laisse prévoir la première image, mais entretemps ça décoiffe pas mal.