Nous, à “Maritimes”, serions plutôt du genre écolo-pratiquants, même si nous ne sommes que peu militants. Nous nous efforçons de manger sain, pour bien nous porter, sans plus ; ce n’est déjà pas si mal…
Savez-vous qu’il existe des fermes aquacoles, produisant exclusivement du poisson bio respectant les trois principes de l’aquaculture biologique ? :
- Respect de l’environnement (qualité de l’eau et du sédiment).
- Respect du bien-être animal (procédés d’élevage et alimentation en produits bio)
- Respect du consommateur (label numéroté et traçabilité totale).
C’est assez engageant. La démarche est sérieuse, certifiée “AB”, c’est-à-dire strictement et officiellement contrôlée. (cf. - Règlement CEE n° 2092/91, JO du 30 août 2002)
Dans la ferme marine “Provence Aquaculture”, les poissons sont des daurades royales et surtout des loups (des bars) élevés en pleine eau, pendant 24 mois. Ils ne seront sacrifiés que lorsqu’ils atteindront le poids de 400gr au minimum.
On les trouve sur les marchés locaux, quelques grandes surfaces et même sur les bonnes tables parisiennes.
Ils sont nourris en aliments compressés (granulés) contenant 60% de farine de poissons sauvages, 30%, d’huile de poissons sauvages, 5 à 10% de végétaux issus de l’agriculture bio ainsi que des minéraux et oligo-éléments à l’état de traces. Aucune farine de viande ou de sang d’animaux terrestres ; les végétaux sont garantis sans OGM.
Reste que ces poissons sont des chasseurs, des prédateurs, et que, élevés en cages et n’ayant rien à chasser ils risquent de perdre un peu de leur vigueur naturelle. On aimerait croire que non.
Quant à leur qualité gustative, les producteurs affirment qu’elle est comparable à celle d’une daurade sauvage ou d’un bar de ligne ; mais ça, c’est vous qui en jugerez.
Cerise sur le gateau, la ferme est installée dans l’une des Iles du Frioul, au large de Marseille, dans l’anse de Pommègues ; on peut la visiter dans le cadre d’opérations de “tourisme durable”, concept sympathique développé par l’association “Marimed” qui regroupes des partenaires français, italiens et espagnols. Son but : s’appuyer sur la pêche artisanale pour promouvoir un tourisme “bleu marine”, un brin écolo, respectueux des métiers traditionnels et de l’environnement.
Nous, on approuve, et on ajouterait : à contre-courant du tourisme de consommation, qui ne prêche que bronzette et lèche-vitrines.
Aramis
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